Volume 49, no 3
Les droits humains : proclamés pour le meilleur, suspendus pour le pire
À l’image d’une relation durable, les droits humains ne se mesurent pas aux promesses formulées, mais à la constance de leur application. Proclamés comme universels et pourtant bafoués régulièrement, leur respect se joue moins dans leur affirmation que dans leur application. Pour le meilleur, ils sont invoqués par les États lorsque leur respect est aisé et compatible avec les intérêts du moment. Pour le pire, ils deviennent ornementaux, laissés comme un décor juridique ou moral, car leur application devient coûteuse ou politiquement risquée. Or, comme dans des vœux de mariage, l’engagement n’a de sens que s’il vaut précisément lorsque les circonstances se dégradent.
12 février 2026
Par :
Oulèye Diop
Conseils aux futur.es marié.es - Sagesse de professionnel.les en droit de la famille
Le mariage, c’est peut-être le contrat le plus important (ou le plus coûteux) de notre vie. C’est pour cette raison que nous avons eu envie de questionner certain.es professionnel.les en droit de la famille pour obtenir leurs conseils pour être bien préparé.es à s’engager, pour le meilleur et pour le pire.
12 février 2026
Par :
Rosalie Poulin
Iran : quand les cris des parents remplacent le silence du monde
« Sepehr, mon fils, où es-tu ? Mobin, vas-y mon fils, papa arrive bientôt. »
Ces mots ne sont ni un poème, ni un slogan. Ce sont les cris de parents iraniens qui parcourent des rangées de corps, cherchant le corps de leurs enfants parmi des centaines de jeunes tués par le régime islamique iranien.
12 février 2026
Par :
Assal Ataeeyanlayegh
Côté, Dissidence, je vous déclare mari et femme ! La dissidence au Canada, ça sert à quoi?
Quelle belle histoire d’amour ! L’Honorable juge Côté, qui, à la manière d’un Honorable juge Pigeon bien familier, nous a renversé.es par son amour et par sa fidélité envers la dissidence. Parfois étrange et un peu questionnant, certes, mais à l’entendre s’exprimer avec entrain sur cette passion, il n’y a rien de plus beau. Arrêtons de chercher le bonheur : la dissidence est son apogée. Sortons des sentiers battus en nous intéressant aux dissidences pour une autre raison qu’une simple lecture de droit constitutionnel. Plongeons dans ses forces et sa profondeur. Pour le meilleur et pour le pire, la dissidence dans l’appareil judiciaire canadien, ça sert à quoi ?
12 février 2026
Par :
Antoine Daoust
Le BDSM : une pratique étonnamment encadrée par le droit pénal
« L’État n’a rien à faire dans les chambres à coucher de la nation » est la célèbre phrase prononcée par Pierre Elliott Trudeau, par laquelle il a tenté de marquer la fin de l’ingérence de l’État dans les vies sexuelles des adultes consentant.es. Néanmoins, cette ingérence - ou plutôt cette régulation - persiste, plus que l’on pourrait penser, pour les pratiques de type BDSM (bondage et discipline, domination et soumission, sadisme et masochisme).
12 février 2026
Par :
Patricia Iordache
L’adoption coutumière vue par les différents systèmes juridiques autochtones
Le droit étatique québécois reste sceptique envers l’adoption coutumière autochtone. Selon lui, elle va à l’encontre de l’intérêt de l’enfant et de ses droits fondamentaux. Cependant, ce processus a de nombreux avantages, puisqu’il permet entre autres aux enfants de rester proches de leur culture, ainsi que des traditions de leur communauté. Tour d’horizon.
12 février 2026
Par :
Marie Li Lauzer, porteuse des communications, Comité Droit autochtone de la Faculté de droit de l’Université de Montréal
Ne les oublions pas ; les victimes de la hausse des féminicides et des violences en contexte conjugal au Québec
Déjà 4 féminicides en 2026
Le 1er janvier, Tadjan’ah Désir se fait pousser par son ex-conjoint d’un balcon lors d’une violente altercation. Elle décède des blessures que cette chute de trois étages lui a causées.
12 février 2026
Par :
Alizée Houle
Comment s’inspirer de Zohran Mamdani?
Alors que les intentions de vote de Québec solidaire sont en chute libre, j’ai profité du passage de Gabriel Nadeau-Dubois à l’Université de Montréal pour lui demander comment la gauche québécoise pouvait s’inspirer de Zohran Mamdani, le nouveau maire de New York.
12 février 2026
Par :
Manu Cassivi
Des noces d’émeraude peu scintillantes : revue de la fermeture de la Coop Droit après 40 ans de services
Le 16 janvier 2026, la Coop Droit de la Faculté de droit de l’Université de Montréal a officiellement cessé ses activités après 40 ans d’existence. Cette fermeture marque un coup dur pour la communauté étudiante et le personnel facultaire. Comment une coopérative scolaire, bénéficiant d’une clientèle captive et d’un quasi-monopole sur la vente de manuels juridiques, a-t-elle pu faire faillite? Retour sur une chute progressive, marquée par des tensions institutionnelles, des décisions difficiles et des contraintes structurelles.
12 février 2026
Par :
Eugénie Godin
L’amour manque, l’amour complète, l’amour persiste - Parlons de philosophie grecque
Au retour des fêtes, j’étais à la Maisonnée quand le sujet de conversation à la table est soudainement devenu la manière dont chacun.e définissait l’amour. À y repenser, la situation pourrait être dépeinte comme une adaptation moderne du Banquet de Platon, avec un peu moins d'hommes en toges et beaucoup plus de chandails du Carnaval. À la manière socratique, certain.es partageaient leurs vues de l’amour romantique pendant que je les écoutais tranquillement.
12 février 2026
Par :
Charlotte Bazinet
Standing Free : un film sur les réalités de la guerre et les liens qui demeurent - Entrevue avec le réalisateur Maxim Khomenko
La guerre en Ukraine a transformé des vies, des identités et des parcours bien au-delà de ses frontières. Standing Free, premier long métrage du réalisateur canado-ukrainien Maxim Khomenko, s’inscrit dans cette réalité en offrant un regard intime sur ce conflit qui ne cesse de façonner le quotidien de millions de personnes.
12 février 2026
Par :
Lada Butska
Le droit et la musique : un mariage interprétatif pour le meilleur et pour le pire
Lorsque nous entendons l’expression « pour le meilleur et pour le pire », nous y associons souvent l’idée d’un mariage entre deux amoureux.ses qui se promettent de s’entraider et d’éviter toute séparation, même lorsque des difficultés surviennent au cours de leur relation. Et si le mariage n’était pas uniquement réservé aux êtres vivants, mais également aux disciplines scientifiques, capables de prendre vie dans le monde social ? Envisagés sous la notion d’interprétation, le droit et la musique peuvent se marier : à l’image d’un couple, ils se complètent mutuellement, tout en traversant inévitablement des tensions.
12 février 2026
Par :
Lin Shan Zhong
Pourim : amour et cohésion
Quand la vie coule sans défis, aimer ne demande aucun effort. L’amour est nourri par des moments partagés, des rêves en commun et une assurance que l’autre est toujours à nos côtés. Dans ces instants, aimer paraît naturel et instinctif. Pourtant, cette vision de l’amour est incomplète, car le réel amour ne se révèle que lorsque des difficultés surgissent. C’est précisément lors de ces moments que l’amour change entièrement de nature. Il cesse d’être un sentiment facile et agréable et devient un engagement conscient et intentionnel. Lorsque l’on fait face à des adversités, aimer demande du courage, de l’écoute et parfois même des sacrifices. Toutefois, c’est aussi lors de ces moments difficiles que l’amour peut se renforcer et s’intensifier. Cette notion est notamment reflétée dans la fête de Pourim, célébrée le 2 et 3 mars de cette année. Pour ceux et celles qui ne le savent pas, avec ses déguisements et ses sucreries, il est possible de comparer cette fête à l’Halloween juif. À la surface, il s’agit d’une fête joyeuse comme les autres, mais derrière ses festivités se cache une histoire beaucoup plus sombre et très pertinente à l’actualité contemporaine.
12 février 2026
Par :
Association des étudiants juifs en droit
Pour le meilleur et la respiration
Le thème de cette édition du Pigeon dissident est « Pour le meilleur et le pire », ce qui nous rappelle les fameux vœux énoncés par les marié.es lors de leur cérémonie. Quelle serait la conséquence si l’individu donnait sa main en mariage à un objet inanimé… comme un grille-pain, un téléphone, ou même son vélo ? On explore cette idée inusitée dans cet article léger pour le club des cœurs solitaires.
12 février 2026
Par :
Michael Kowalsky
Aux prochaines pluies - Retour sur les États généraux de l’enseignement pour la transition écologique et sociale du 7 au 10 janvier 2026
Transition socioécologique. Comment y parvenir et comment la mettre en œuvre correctement ?
Du 7 au 10 janvier dernier, plus de 200 professeur.es et étudiant.es se sont penché.es sur la question afin de repenser la place que l’enseignement supérieur pourrait occuper. En effet, les institutions éducatives sont non seulement des lieux propices à la reproduction sociale, mais également des outils de transformation sociale à l’essence émancipatrice et libératrice. Les Travailleuses et Travailleurs pour la Justice Climatique (TJC), ainsi que leurs partenaires ont souhaité créer un espace dédié à la reconception d’une éducation supérieure, dans l’esprit de cette transition, afin d’ouvrir des perspectives de mobilisations collectives à travers le réseau académique au Québec.

















