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Élections fédérales: intentions de vote des étudiants en droit

 

Élections fédérales 2019

Intentions de vote et autres enjeux des étudiant.e.s à la Faculté de droit de l’UdeM

N.B. : Le sondage a été conduit par l’équipe du Pigeon Dissident, et non par une équipe spécialisée dans le domaine. Nous sommes conscient.e.s que celui-ci n’est pas représentatif de la population étudiante telle qu’elle l’est cette année. Cependant, nous avons reçu un nombre non négligeable de réponses, soit celles de 205 étudiants et étudiantes de la Faculté de droit, ce qui représente 17,45% des étudiant.e.s de la Faculté. En effet, au mois de septembre 2019, l’AED comptait 1 251 membres.
 
Le sondage a été médiatisé d’une manière identique dans tous les groupes Facebook (Droit UdeM - 1e, 2e ou 3e année). Pour preuve, les résultats sont cohérents avec le profil des étudiant.e.s de la Faculté (à la fois en terme d’âge et de sexe). Ainsi, nous pensons humblement qu’il est intéressant de considérer ce sondage sans toutefois tenir les résultats comme vérité absolue.


Eh oui, avec le succès qu’a connu le sondage de l’an dernier dans le cadre des élections provinciales, l’équipe du Pigeon Dissident a décidé de sonder à nouveau les étudiant.e.s de la Faculté, afin de connaître cette fois-ci leurs intentions de vote pour l’élection fédérale du 21 octobre prochain. De plus, en nouveauté cette année, l’équipe du Pigeon Dissident a voulu savoir quelle était l’opinion des étudiant.e.s sur diverses questions d’actualité en lien avec la politique fédérale. Certaines questions abordent donc directement ces enjeux afin de savoir ce que les étudiant.e.s de la Faculté en pensent.
 

Le profil des répondants du sondage
 
Au total, 59,5% des étudiant.e.s ayant répondu au sondage s’identifient comme étant une femme, ce qui semble représentatif de la Faculté qui est composée majoritairement d’étudiantes. Également, 40% des étudiant.e.s s’identifient comme un homme et 0,5% s’identifie à autre qu’un homme ou une femme. La majeure partie des répondant.e.s se situe dans la tranche d’âge de 18 à 20 ans (37,1%) et de 21 à 23 ans (43,9%). 12,7% des répondant.e.s ont entre 24 et 26 ans, alors que seulement 6,8% ont 27 ans et plus.
 
 
Un deuxième mandat pour Justin Trudeau
 
Face aux résultats du sondage, il semble que si l’élection fédérale reposait uniquement sur le vote des étudiant.e.s de la Faculté de droit, le Parti libéral du Canada serait réélu pour un deuxième mandat. En effet, 1 étudiant.e sur 3 a l’intention de voter pour les libéraux le 21 octobre prochain. Suivant cette hypothèse, le principal parti d’opposition serait le Nouveau Parti démocratique du Canada (NPD), qui arrive deuxième dans les intentions de vote avec une différence de 7.4 points de pourcentage avec le Parti libéral. Le Bloc Québécois et Le Parti vert du Canada sont à égalité et occupent la troisième place dans les intentions de vote. 
 
Autre fait intéressant : Alors que les conservateurs en date d’aujourd’hui sont les premiers dans les sondages avec une légère avance sur les Libéraux[1], le parti d’Andrew Scheer ne récolte que 5,4% dans les intentions de vote des étudiant.e.s en droit.
 
Par ailleurs, en analysant la présente question en fonction du sexe des répondant.e.s, il est possible d'observer que le NPD est nettement plus populaire chez les femmes que chez
les hommes. Au contraire, le Parti conservateur semble plus populaire dans les intentions de vote de la gent masculine. Une faculté qui ne s’identifie pas au conservatisme ni au populisme de droite?
 
À la question « Selon vous, quel est le parti qui représente le moins vos valeurs ? », le parti ayant obtenu le plus de réponses est le Parti populaire du Canada, suivi de près par le Parti conservateur du Canada avec une différence de 5,4 points de pourcentage. Seulement 1 étudiant.e sur 5 (20,4%) identifie un autre parti que ces derniers comme
étant à l’antipode de ses valeurs.

 


Une faculté qui se connaît
 

Contrairement au sondage de l’an dernier, les étudiant.e.s cette année ont vu juste et la majorité a réussi à identifier quel parti était le plus populaire au sein de la Faculté de droit. En effet, plus de 3 personnes sur 4 ont désigné le Parti libéral du Canada comme étant le premier choix des étudiant.e.s en droit.

 

 
Jagmeet Singh, un homme de confiance
 
Bien que le Parti libéral soit le plus populaire dans les intentions de vote, c’est le chef du NPD, Jagmeet Singh, qui inspire le plus confiance aux répondant.e.s. En effet, environ 2 personnes sur 5 affirment faire davantage confiance au chef du NPD. Justin Trudeau arrive toutefois en deuxième place avec 16,1 points de pourcentage de moins que Jagmeet Singh.
 

 

 


Méfiance envers Bernier et Scheer
 
Le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, et le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, sont ceux envers qui les étudiant.e.s ont le moins confiance à quasi-égalité. En effet, 83% des répondant.e.s ont identifié soit Bernier ou Scheer comme étant le chef envers qui ils ont le moins confiance. Si la troisième place va à Justin Trudeau, il est toutefois bien à l’écart : la différence de point de pourcentage entre Trudeau et Scheer est de 30,3%.

 

 


Un bilan « correct » du dernier mandat de Trudeau.
 
À la question « Quel bilan faites-vous des quatre dernières années du gouvernement libéral de Justin Trudeau? », les réponses sont assez mitigées. En effet, tandis que 43,6% des répondant.e.s font un bilan positif ou très positif des quatre années du gouvernement actuel, 34,6 % des répondant.e.s en font un bilan qui est neutre et 30,7% des répondant.e.s en font un bilan négatif ou très négatif.  Par contre, moins d’une personne sur 10 (9,7%) fait un bilan très négatif ou très positif.
 
 
L’environnement, l’enjeu central des étudiant.e.s en droit
 
À la question « Selon vous, quel est l’enjeu de plus important ? », les répondant.e.s étaient invité.e,s à inscrire eux.elles-mêmes l’enjeu qu’ils ou elles considéraient crucial dans cette élection. Malgré la diversité des réponses reçues, il est possible de remarquer la récurrence de certains sujets. Entre autres, la très grande majorité des étudiant.e.s, soit 71,7% ont identifié l’environnement ou les changements climatiques comme l’enjeu le plus important pour eux. De plus, 8,7% des répondant.e.s ont signifié que l’enjeu central était, pour eux, l’économie.  D’autres enjeux ont été mentionnés plus d’une fois, dont l’immigration (2,3% des répondants), l’inclusion sociale et les droits des minorités (2,3% des répondants), les droits des femmes et l’avortement (2,3% des répondants), l’éducation (1,8% des répondants), la souveraineté du Québec (1,8% des répondants) et le respect des droits et libertés fondamentaux (1,8%).
 
 
Pour une contestation de la Loi 21
 
Plus de la moitié des étudiant.e.s (53,7% des répondant.e.s) sont d’avis que le prochain gouvernement fédéral devrait contester la validité de la Loi 21 (Loi sur la laïcité de l’État), adoptée tout récemment par le gouvernement provincial devant les tribunaux, alors qu’un peu plus du tiers des étudiant.e.s (34,1% des répondant.e.s) croient que le prochain gouvernement ne devrait pas intervenir, 9% des étudiant.e.s se disent neutres à l’égard de cette question. 

 


Une faculté grandement favorable à une taxe carbone
 

La majorité des étudiant.e.s (soit 3 sur 5) est totalement pour l’imposition d’une taxe carbone par le fédéral aux provinces n’ayant pas déjà une taxe semblable. De plus, en additionnant les personnes affirmant étant totalement pour une telle mesure avec ceux affirmant être plutôt pour, on constante que plus du ¾ des répondants (soit 79,5%) se disent favorables à une taxe carbone.

 

 


L’Oléoduc Énergie-Est? Non, merci pour la Fac.
 
Toujours dans le domaine de l’environnement et de l’économie, un peu moins de la moitié des étudiant.e.s se disent totalement contre le projet d’oléoduc Énergie-Est. De plus, en additionnant les étudiant.e.s étant totalement contre ce dernier à ceux qui sont plutôt contre, on constate que 71,8% des répondants sont en désaccord avec un tel projet. De l’autre côté, 7,3% des répondants sont totalement pour ou plutôt pour le projet d’oléoduc. Force est donc de constater qu’il y a plus d’étudiant.e.s qui ne savent pas s’ils sont pour ou contre le projet que d’étudiant.e.s qui disent appuyer le projet.
 

 

 


Une faculté peu préoccupée par un déficit gouvernemental
 
L’équilibre budgétaire à tout prix? Pas pour les étudiant.e.s de la faculté. En effet, à la question : « Selon vous, est-il impératif pour le gouvernement fédéral de mettre fin à son déficit? », deux fois plus d’étudiant.e.s ont répondu « non » par rapport à ceux.elles qui ont répondu « oui ». Aussi, plus de 1 étudiant.e sur 4 se dit neutre à l’égard d’une telle question.

 

 
Une faculté pour le droit à l’avortement
 
Ayant été une question fortement médiatisée dans les derniers mois, nous étions intéressé.e.s à connaître l’avis des étudiant.e.s en droit sur l’accès à l’avortement. Résultat: les “pro-vies” ne semblent pas avoir énormément de partisans au sein des étudiant.e.s de la Faculté. En effet, seulement 3,4% des répondant.e.s considèrent que l’avortement au Canada devrait être moins accessible ou beaucoup moins accessible. À l’inverse, 73,6% des étudiant.e.s seraient pour une plus grande accessibilité à l’avortement. Si l’on regarde le résultat des étudiant.e.s en fonction de leur sexe, il est intéressant de constater que les personnes étant en faveur d’un accès plus restreint à l’avortement sont majoritairement des hommes. Ajoutons à cela qu’en prenant seulement en considération l’opinion des femmes, le pourcentage d’étudiantes souhaitant que l’avortement soit moins accessible descend à 0,8%. Aucune étudiante ne considère que l’avortement devrait être beaucoup moins accessible.
 

 

 


Une faculté qui en veut plus pour le bien-être animal

 
À la question « Selon vous, le gouvernement fédéral devrait-il en faire davantage pour le bien-être animal ? », une forte majorité d’étudiant.e.s (63% des répondant.e.s) répondent par l’affirmative. Il est intéressant de constater que les étudiant.e.s qui se disent neutres sur la question (21% des répondant.e.s) sont plus nombreux que ceux.elles croyant que le gouvernement fédéral ne devrait pas faire davantage en matière de bien-être animal (12% des répondant.e.s).

 

Une faculté ouverte à l’immigration
 
La question de l’immigration, un classique dans le cadre des élections, semble être abordée de manière positive par les étudiant.e.s de la Faculté. En effet, près de la moitié des étudiant.e.s (43% des répondant.e.s) est d’avis que le Canada devrait augmenter son seuil d’immigration. De plus, une proportion similaire d’étudiant.e.s (48 % des répondant.e.s) croient que le seuil d’immigration actuel devrait être maintenu. Notons que seul 1 étudiant.e sur 10 croit plutôt que le seuil d’immigration devrait être revu à la baisse.

 


 
Des étudiant.e.s qui ne se sentent pas trop imposé.e.s
 
Alors que certains partis comptent dans leurs principales promesses une baisse d’impôt pour les contribuables, la majorité des étudiant.e.s de la faculté ne considère pas que les contribuables canadiens paient trop d’impôts. Seulement 1 étudiant.e sur 4 estime que les contribuables au Canada sont trop imposés.

 

[1] En date septembre 2019, le site de statistique de projection électorale Qc125 plaçait
les conservateurs en première place du vote populaire avec 35,1% des intentions de votes
suivit de près des libéraux qui obtenaient 34% des intentions de vote

 

 

 

 

 

 

 

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