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Transparence à la Faculté

 

Marquant le début de l’année, la traditionnelle entrevue avec la présidente, Justine Kochenburger, de l’Association des étudiants et étudiantes en droit (AED), a lieu dans le local de l’AED.

 

Lors de mon arrivée au local, je retrouve Justine derrière son ordinateur. Elle travaille sur l’un de ses nombreux projets, La Fac en Vrac, dont j’ai pu voir en primeur le site. La Fac en Vrac ou « mon p’tit bébé », comme Justine l’appelle, est un projet zéro déchets qui a pour but de « changer le mode de vie des étudiants petit à petit » et se veut aussi une façon de conscientiser la population étudiante aux enjeux environnementaux. Une fois par mois, un kiosque sera tenu par l’AED en collaboration avec le Comité droit et environnement. Ce kiosque s’occupera de la vente de denrées aux étudiant.e.s à condition d’avoir apporté un contenant réutilisable.  L’objectif n’étant pas de faire du profit, les prix seront donc abordables pour les étudiant.e.s. Je salue l’initiative de l’AED et lance un appel à l’ensemble de l’exécutif de l’AED à aller encore plus loin dans leurs politiques, car l’urgence climatique ne peut plus attendre. À cet effet, les textes de Charles-Étienne Ostiguay et de Vicente Guzman, aux pages 6 et 7, pourront contribuer à votre réflexion.

 

Proposé en campagne électorale, le Service d’Éclaireurs et d’Éclaireuses de la Faculté de droit (SEE) est un autre des projets sur lequel Justine a travaillé cet été. Il s’agit d’un service offert lors des évènements alcoolisés de l’AED, où une paire mixte d’éclaireurs et d’éclaireuses resteront sobres durant l’évènement afin d’assurer un environnement sécuritaire pour tous les participants. Belle initiative à l’instar du service PHARE de la FAECUM, dont on dénombre l’engagement de 23 étudiant.e.s et 2 co-cheffes, Viviane Roy et Myriam Vilain, de la Faculté. Enfin, l’agenda que vous avez reçu lors de la soirée d’accueil est une autre gracieuseté du travail de Justine.

 

Alors que bon nombre de ses prédécesseur.e.s à ce poste aspiraient à des ambitions politiques, Justine affirme que ce n’est pas son cas. Parce qu’avouons-le, si l’AED n’est qu’une « simple association étudiante », elle constitue un monde politique en soi et un tremplin tout désigné à une prometteuse carrière dans l’arène politique. Pensons à Mélanie Joly, Bernard Landry des anciens membres de l’exécutif de l’AED. Mais pour Justine, son implication au sein de l’Association s’explique par son intérêt pour améliorer la vie facultaire des étudiant.e.s. En réalité, elle me confie que jamais elle ne se serait imaginée devenir présidente d’une association étudiante.

 

Vous aurez peut-être entendu, ou pas, que la campagne à la présidence de l’AED s’est déroulée de manière assez houleuse. Justine et moi décidons de ne pas revenir sur les événements de ce printemps; sinon, pour dire que la situation a pris une ampleur démesurée et que des élections, qu’elles soient pour une association étudiante ou un gouvernement, doivent se faire avec davantage de transparence. Pour ma part, je me permets d’ajouter que cette transparence dont il est question doit se faire à tous les niveaux et par toutes les parties; mais surtout que la prise de parole des femmes dans notre faculté, et dans notre société en général, se doit d’être réévaluée. C’est un sujet sur lequel je reviendrai dans une prochaine édition, pour l’instant je vous invite à lire le texte d’Alexandrine Lahaie (à la page suivante) qui affirme avec justesse « [qu’] il arrive que lorsque les femmes s’expriment, comme d’autres groupes qui subissent des inégalités sociales, on ne leur laisse pas la liberté de choisir les modalités de leur prise de parole ».

 

Tout comme quelques professeurs de cette Faculté, des anciens juges, du bâtonnier du Québec et des anciens étudiant.e.s (voir texte d’Andréanne Lacoursière à la page 10), Justine a un conseil à donner aux étudiants : « Ne vous prenez pas trop au sérieux. Regardez ce qui s’offre à vous, il y tellement des possibilités d’implication à la Faculté qui peuvent rendre votre expérience complètement différente. Prenez toutes les opportunités. […] Il est possible d’avoir du fun et bien étudier. P.S. : Vous n’allez pas couler votre cours d’Introduction au droit si vous venez aux activités d’accueil ». Un point sur lequel Justine et moi sommes d’accord.

 

L’année s’annonce bien remplie pour Justine, mais elle compte sur une équipe complètement investie et créative. Et si la transparence et le respect guident son mandat, comme elle le soutient, vous serez bien servis avec Justine comme présidente.

 

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Je tiens à remercier William Fradette pour son aide, sans qui cette édition n’aurait pas vu le jour. Et contrairement au réseau cellulaire du pavillon Maximilien-Caron, il est partout, prêt à aider une fille de banlieue montréalaise à partir du Lac. Merci. Sérieusement.

 

 

 

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