Le plus grand complot de l’histoire

17/01/2019

 

Nous avons tous, à un moment donné, été en contact avec des théories du complot : les Américains n’auraient jamais marché sur la Lune, l’histoire ne serait qu’une fable inventée par les vainqueurs et imposée aux vaincus, les extraterrestres se seraient écrasés à Roswell, la Terre serait plate, etc. Bien évidemment, toutes ces théories qui pullulent sur Internet n’ont rien de vrai. Toutefois, il existe un complot parfaitement documenté et auquel nous participons tous : le temps. Ce dernier serait une sorte de constante immuable sur laquelle se synchroniser, il s’écoulerait toujours avec la même régularité : un … deux … trois … Or, le temps n’est qu’une convention. Le temps est relatif.

 

Einstein et la relativité restreinte

 

En 1905, Albert Einstein, alors employé à l’Office des Brevets de Berne, publie plusieurs articles scientifiques. Dans l’un d’eux, il pose deux postulats, à savoir des principes non démontrés mais servant de base à une théorie mathématique. Le premier postulat est le principe de la relativité : toutes les lois de la physique ont la même forme dans tous les référentiels galiléens. Ainsi, les lois de la physique s’appliquent tout autant sur la Terre que sur la Lune, ou encore dans l’espace. Son deuxième postulat est le principe de la constance de la vitesse de la lumière : la vitesse de la lumière est la même partout. Elle est toujours de 300 000 000 mètres par seconde.

Ces deux postulats vont tout simplement révolutionner le monde scientifique et il est avéré aujourd’hui qu’Einstein avait vu juste, alors même qu’il ne pouvait pas prouver ces deux théories. Quel rapport avec le temps ? J’y arrive.

 

La dilatation du temps

 

Pour expliquer facilement ce phénomène, prenons deux jumeaux rigoureusement identiques : ils ont évidemment le même âge, ont vécu au même endroit, ils partagent le même ADN. Bref, ils sont identiques. L’un des jumeaux prend place dans une fusée ou un vaisseau spatial pouvant aller à une vitesse proche de la vitesse de la lumière et fait un voyage aller-retour dans l’espace. L’autre jumeau, lui, reste sur Terre. Chacun des jumeaux emporte avec lui une horloge rigoureusement identique à celui de son frère, fonctionnant parfaitement et avec le même mécanisme. Au retour du jumeau ayant voyagé dans l’espace, les deux frères vont comparer les horloges et soudainement se rendre compte que l’horloge ayant voyagé dans le vaisseau n’a plus la même heure que l’horloge restée sur Terre. Effectivement, celle ayant été dans l’espace a vu son temps s’écouler plus lentement. Le jumeau ayant voyagé dans le vaisseau spatial est donc désormais plus jeune que celui resté sur Terre. Cette dilatation du temps n’était pas perceptible pour le jumeau dans l’espace mais les deux horloges, elles, ne sont plus synchronisées.

 

Le temps n’est donc pas immuable, il peut varier selon le référentiel dans lequel on se trouve, il est donc relatif. Ainsi, les secondes telles qu’elles s’écoulent sur la Terre : une … deux … trois peuvent s’écouler plus rapidement ou plus lentement selon des conditions comme la vitesse ou même l’altitude (la gravité ayant un impact sur l’écoulement du temps).

 

La contraction des longueurs

 

Reprenons notre exemple des jumeaux : alors que l’un des jumeaux est dans un vaisseau spatial allant à une vitesse proche de la vitesse de la lumière, son frère resté sur Terre observe le vaisseau et parvient même à le prendre en photo. Il s’apercevra alors que la longueur du vaisseau spatial sera moins grande qu’elle ne l’était sur Terre. C’est comme si le vaisseau spatial était compressé dans la direction du mouvement. Ainsi le vaisseau qui faisait, disons, 30 mètres de longueur sur Terre ferait soudainement 27 mètres alors qu’il est en mouvement dans l’espace. Encore une fois, cette contraction des longueurs est imperceptible pour le jumeau à l’intérieur du vaisseau : pour lui, le vaisseau est comme d’habitude. Toutefois, pour le jumeau resté sur Terre, dans un référentiel au repos donc, le vaisseau de son frère se déplaçant dans l’espace, dans un référentiel en mouvement, aura une longueur moins grande que lorsque le vaisseau est à l’arrêt sur Terre.

 

C’est un autre effet du voyage à une vitesse proche de la vitesse de la lumière.

 

L’influence sur notre vie

 

On l’a donc vu, le temps mais aussi les longueurs peuvent être modifiés si on se déplace à une vitesse très importante. Toutefois, ces effets qu’on appelle relativistes sont impossibles à atteindre dans la vie de tous les jours. Nos voitures, trains, avions et fusées se déplacent à des vitesses beaucoup trop faibles par rapport à la vitesse de la lumière et donc aucun être humain ne subit ces effets. Ces derniers sont toutefois pris en compte lors de calculs très précis de durée de voyage par les agences spatiales ou même les GPS.

On a quand même pu vérifier de manière expérimentale ces théories qui ont vu le jour, rappelons-le, grâce à Einstein il y a plus de 100 ans ! Effectivement, il est possible, en laboratoire, d’accélérer des particules, comme des atomes, à des vitesses très proches de la vitesse de la lumière. On s’est alors aperçu que la théorie de la dilatation du temps se vérifiait : ces atomes émettaient moins de rayons, ce qui signifie un ralentissement du temps pour ces atomes. De même, des particules instables accélérées en laboratoire se désintégraient plus lentement du point de vue du scientifique les observant, ce qui démontre qu’il y avait bien une dilatation du temps.

 

Bref, la prochaine fois que vous lirez sur Internet que les francs-maçons contrôlent le monde ou une autre théorie du complot abracadabresque, rappelez-vous simplement que nous participons tous, consciemment ou inconsciemment, à un complot mondial, qui n’a rien de secret, selon lequel le temps s’écoule toujours avec la même régularité. Vous êtes désormais au courant !

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