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Retour sur les initiations activités d’accueil (oups)

Ah le droit : prestige, excellence, renommée et respectabilité. Croyez-moi, ce n’est pas ce que la très grande majorité des étudiants -et moi-même- avions en tête lors de notre première journée à la Faculté. Tous avaient déjà entendu des histoires d’horreur sur les fameuses « initiation », quel que soit le programme. J’avais personnellement lu quelques articles, loin de vanter ce « rite de passage », articles traitant spécifiquement de la Faculté de droit de l’Université de Montréal. Tout pour me rassurer. C’est ainsi que le lundi matin, nervosité, crainte, excitation, curiosité et même peur se chevauchaient dans la classe. Que nous réservait-on pour la semaine à venir? Coincés dans une pièce avec des inconnus, condamnés à faire… à faire quoi exactement? Voilà que le mystère qui plane sur les mythiques « initiations » nous allait être dévoilé… et quelle révélation!

 

J’insiste sur le terme « révélation » parce que ç’en fut toute une. Tout d’abord, il faut oublier les idées préconçues que l’on a envers ce genre d’évènements. Ensuite, il faut revenir à l’essence même de la chose, à son but : accueillir les nouveaux étudiants à la Faculté et former un lien qui les unira toute l’année. C’est une tâche que l’AED, les juges et les boosters ont brillamment relevée. La timidité et la gêne qui régnaient dans l’atmosphère, le lundi matin, n’a pas fait long feu. Une fois les juges présentés, nous étions partis pour une semaine endiablée et éreintante, mais ô combien amusante.

 

Les activités proposées étaient diversifiées et bien pensées. Certaines nécessitant un quotient intellectuel, d’autres moins… mais bon, avec six heures de cours par jour, on ne pouvait pas toujours solliciter ce dernier! Évidemment, l’alcool était bien présent, mais jamais imposé (mention honorable au Seven Up) et pas de jugements quant à nos choix en la matière.

 

Il va sans dire que je ne peux écrire cet article sans parler des boosters formidables. Toujours là pour motiver et chanter, car selon une étude pas très scientifique, 90% de la semaine est consacrée aux chansons. Chansons qui, à la première écoute, ne sont qu’un brouhaha qui ne veut pas dire grand-chose, mais qui, au fil des jours, se transforment en hits interplanétaires. Personnellement, je ne peux plus entendre un mot commençant par D sans le chanter dans (d-d-dans) ma tête. Bref, les boosters se donnent à 110% toute la semaine (quitte à en perdre la voix) et favorisent la cohésion du groupe… sans eux, la semaine aurait été beaucoup plus ennuyante.

 

Vient ensuite la chasse aux Coupes. Un excellent moyen de favoriser la participation… car nous voulions les gagner, ces fameuses coupes! Il ne s’agissait pas que d’être présents aux activités, mais de participer, de s’encourager et de chanter. Ces trophées sont perçus comme le graal de la Faculté et je dois dire, pour être dans la section qui a gagné la Maudite, qu’il est vrai qu’ils procurent une certaine euphorie. Mais, au-delà des Coupes, la vraie victoire est les souvenirs et les personnes rencontrées. Nos boosters en chef nous ont dit toute la semaine que notre section allait devenir notre famille et elles avaient raison. C’est ce que cette semaine a permis : rencontrer des gens, tisser des liens et partager des moments inoubliables. Ces inconnus dans la pièce, le lundi matin? Des amis.

 

Oui, cette première semaine en droit est exténuante et que dire du sommeil qui nous manque cruellement à chaque journée! C’est toutefois ce qui rend cette semaine unique. Oui, il y a le cours d’Introduction au droit, mais l’examen est si loin qu’il n’entache pas la semaine. Pour avoir discuté avec plusieurs personnes, toutes sections confondues, ceux qui ont participé aux activités d’accueil ne le regrettent pas, au contraire.

 

En conclusion, avec cet article je souhaitais remercier (au nom des premières années) tous ceux qui se sont impliqués dans l’organisation des activités d’accueil. Mais si j’écris ces lignes, c’est surtout pour le futur. En espérant que des petits bébés A, B, C, D et E les liront et qu’ils plongeront dans l’aventure qu’est la première semaine en droit, sans crainte. Car ce n’est que du positif qui en ressort. Vraiment.

 

Et quant à vous, ceux du présent, nous nous reverrons au Carnaval…

 

Spirit, here we come!

 

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