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La perspective d'Alyssia Marchetta

12/10/2018

 

La chronique perspective vise à mettre en valeur différents étudiants de la faculté qui se démarquent par leurs intérêts dans des domaines variés. L’objectif est de vous faire découvrir que l’adage populaire « le droit mène à tout » est véridique.

 

Photographe pour plusieurs comités, booster en chef de la section C, membres du conseil d'administration de l'AED, VP commandites du Comité Environnement... Il est fort probable que tu ai croisé Alyssia dans les couloirs de la Faculté avec son sourire habituel. Mais connais-tu vraiment son parcours et ses intérêts ? Découvre une Alyssia colorée dans la première Chronique Perspective de l'année 18-19. 

 

 

 

Pour consulter son travail, vous pouvez visiter le https://www.iris.photography/.

 

Photo d'Alyssia : @CServay. 

 

Salut Alyssia ! Premièrement, peux-tu me décrire ton parcours avant la Faculté ? 

 

Mon parcours avant la Fac était pas mal centré sur la politique mondiale et tout ce qui touchait la compréhension du comportement humain. 

 

Malgré le fait que j’ai absolument détesté mon secondaire, j’ai eu la chance d’être dans un programme de « crinqués » qui m’a permis de beaucoup voyager. J’ai pu me perdre en Chine alors que je n’avais que 14 ans, et deux ans plus tard, j’ai eu la chance de vivre pendant un mois dans une petite communauté dans le fin fond du Vietnam. C’est à travers ce programme que j’ai découvert ma passion pour les voyages, la découverte de l’étranger et mon intérêt pour la compréhension des problèmes mondiaux.

 

Depuis l’âge de 11 ans, j’ai toujours cru vouloir devenir psychologue… jusqu’à 3 semaines avant les demandes d’admission pour l’université. Coup de tête ; je m’inscris au baccalauréat en droit, pas nécessairement parce que j’avais un intérêt pour le droit, mais seulement parce que je voulais un challenge. J’ai commencé mon aventure à la Fac un peu par hasard, mais après un an, je ne pourrais pas être plus heureuse que la vie m’ait menée là, et je commence à vraiment y trouver ma place.  

 

Comment as-tu trouvé tes débuts à la faculté ?

 

Dès la deuxième journée du cours d’intro, quelqu’un m’a dit : « Moi là, je veux travailler chez McCarthy. Dans quel cabinet veux-tu travailler, toi ? … De quoi, tu ne connais pas de gros cabinet ? T’es en droit ! ». Je ne savais pas particulièrement ce qui me motivait à poursuivre mes études en droit. J’étais entourée de personne ayant déjà un bac en poche, et contrairement à la moitié des gens que j’ai rencontré au début du bac, je n’avais aucun membre de la famille qui travaillait déjà dans le domaine juridique. Ouain, disons que moi, petite étudiante directement sortie du CÉGEP, je me demandais un peu ce que je faisais là.

 

Par contre, c’est en grande partie grâce à ce sentiment d’imposteur que j’ai confirmé mon choix de carrière. Motivée par le besoin de me grounder, j’ai forgé mon chemin en droit en m’impliquant dans tous les projets inimaginables, que ce soit ProBono, les comités, les élections étudiantes, les stages en milieu communautaire et ,bien certainement, les évènements sociaux. 

 

Honnêtement, mes deux premières sessions ont été une grosse période d’adaptation car je manquais de rigueur dans ce que je faisais. J’avais mille et une implications, mais je ne m’y mettais pas à fond. C’est la Fac qui m’a permis d’apprendre à corriger ça! Je continue de m’impliquer dans des tonnes de trucs parce que c’est vraiment ça, mon essence; c’est ce qui me fait autant aimer le droit ! C’est d’ailleurs le conseil que je donne aux premières années : « Implique-toi, c’est ça qui va te permettre de survivre en période difficile ! ».

 

Aimes-tu toujours autant le droit ?

 

À ma 2e session, j’ai eu une crise existentielle parce que j’avais l’impression que ma vie était limitée au droit. Je suis à l’université en droit, avec mes amis de droit, c’est avec eux que j’étudie mes cours de droit, je suis dans des comités de droit… Je me suis vraiment demandée s’il y avait autre chose qui me définissait. 

 

J’ai réalisé que oui, le droit englobe tout ce que j’aime dans la vie : autant mon intérêt pour la politique que j’ai pu combler avec la course à l’AED et ma présence au C.A., autant ma passion pour l’art avec laquelle j’ai pu reconnecter par le biais de ma campagne électorale et mes collaborations avec les comités (CAF et Droit et Sport, notamment), autant le social que j’ai pu exploiter cet été comme animatrice de camp de jour et mettre à l’épreuve en tant que Booster en chef de la section C (GO TEAM SPIRIT!) … C’est ce qui me garde en vie à la faculté, mon implication. Ah oui, et mon agenda bien organisé !

 

D’où vient ton parcours en photographie ?  

 

J’ai commencé la photographie à l’âge de 13 ans. Ma famille et moi sommes allés à Québec, et l’adolescente que j’étais a chialé tout le long : « Papa, j’ai rien à faire, Papa, c’est plate, Papa, Papaaaa… ». Mon père m’a simplement répondu : « Alyssia, arrête de chialer pis prends la caméra de ta mère ! ». Et hop, en l’espace de 20 minutes, j’étais en amour. 

 

J’ai été plus que chanceuse parce que mon père m’a acheté une caméra quelques semaines plus tard, à l’occasion de ma fête. J’ai commencé à faire des petits photoshoots de photos de profil Facebook. Avec le temps, j’ai pu me bâtir un nom grâce à de la publicité sur les médias sociaux. J’ai eu mon premier contrat pour un mariage alors que je n’avais que 15 ans, j’ai travaillé pour des évènements d’envergure tel qu’Afrotonik, mais je me suis surtout concentrée sur le portrait artistique. 

 

Considères-tu garder la photographie comme passe-temps pour le reste de ta vie ?

 

Six jours avant mon entrée à la Faculté, j’étais en Inde. J’avais passé 2 mois là-bas durant lesquels j’avais pris la décision de ne toucher ma caméra que 20 minutes par jour, parce que sinon, me connaissant, j’allais atteindre les 10 000 photos en trois semaines comme j’avais fait durant mon voyage en Chine. Je n’ai pas vu la Chine ; c’est ma caméra qui avu la Chine ! J’ai donc commencé à délaisser ma caméra à ce moment-là. 

 

Le droit est tellement une expérience d’immersion totale que je n’ai pas touché à ma caméra durant les6 premiers mois de mon bac, jusqu’au moment de la campagne pour l’AED où j’ai comme eu un flash : « Ah bin oui, je suis photographe, je devrais prendre les photos ! » et j’ai redécouvert que j’aimais vraiment le portrait. 

 

Maintenant, je ne prends plus de client si ce n’est que pour des projets de la faculté, ou encore si j’ai de l’inspiration pour un projet en particulier. La carrière de photographe ne comporte pas assez de défis à mon goût, mais ça restera toujours mon passe-temps préféré, c’est certain !

 

As-tu une idée de ce que tu veux faire plus tard ?

 

Même si j’ai choisi le droit presqu’au hasard, je n’ai aucune intention de lâcher le bac et je vais probablement faire mon barreau. Mon expérience de stage en milieu communautaire, bien que brève jusqu’à maintenant, m’a permis de comprendre que j’aimais réellement le domaine.

 

J’ai clairement un intérêt pour le droit. D’un autre côté, je viens d’entamer un poste en vente pour une compagnie de marketing et évidemment, j’ai un penchant pour les communications, ce qui me fait douter sur le sens que ma carrière prendra. 

 

J’ai donc vraiment deux champs d’intérêt très forts, qui ont autant de potentiel l’un que l’autre de devenir une carrière dans laquelle je serais dans mon élément. Peu importe où la vie me mène, je vais suivre son cours et je ne compte pas prendre une décision tout de suite ou mettre tous mes œufs dans le même panier. C’est ça le trip d’être jeune ; tu peux prendre ton temps d’explorer toutes tes avenues. Malgré que ce soit le plus gros cliché du monde, je suis heureuse que la vie me pousse dans 1001 chemins en même temps, et je ne suis pas pressée de démêler tout ça ! 

 

Merci Alyssia ! 

 

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