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Entrevue avec Simon Jolin-Barrette

27/09/2018

 

Simon Jolin-Barrette est député sortant et candidat pour la CAQ dans Bourduas, circonscription sur la Rive-Sud.

 

Comment trouvez-vous que la campagne nationale de la CAQ se déroule?

 

La campagne nationale va bien. M. Legault n’a pas pris de vacances de l’été.

 

Les campagnes des chefs, c’est beaucoup un enjeu médiatique. Donc, il faut que les chefs réussissent à tirer leur épingle du jeu à tous les jours. C’est sûr qu’il y a des hauts et des bas pour toutes les formations politiques, mais, globalement, je suis satisfait de la campagne. Je pense que les gens sont prêts à entendre le message de la CAQ, de sortir de l’alternance de deux vieux partis, entre PLQ et PQ.

 

On a une bonne équipe. Une équipe économique solide. Christian Dubé est revenu, de même que Pierre Fitzgibbon et Éric Girard. Au niveau de la crédibilité de l’équipe et des idées, on a fait nos devoirs. On a pris beaucoup de maturité depuis 2012 lors de la création du parti. Ça va bien, mais il ne faut rien prendre pour acquis. Il faut travailler jusqu’à la fin, jusqu’au 1er octobre.

 

Au niveau local, on prend des engagements locaux, on présente nos idées aux gens.

 

De toutes les propositions de la CAQ, selon vous, laquelle se démarque et se différencie le plus des autres partis ?  

 

C’est dur d’en choisir juste une, mais je dirai la maternelle 4 ans non obligatoire pour laisser aux parents de décider. Nous, ce qu’on va faire, c’est d’investir pour les enfants, pour que tout le monde ait la même égalité des chances.

 

On sait que si tu as des difficultés d’apprentissage jeune, ça peut avoir un impact sur le parcours scolaire et se répercuter par des échecs ou du décrochage scolaire. On veut déployer toutes les ressources nécessaires pour que les enfants réalisent leurs rêves, qu’ils ne soient pas bloqués.

 

C’est une belle mesure qui va être porteuse et apporter des fruits à long terme pour la société québécoise.

 

Concernant l’immigration, la CAQ propose de réduire le seuil d’immigrants que le Québec reçoit à 40 000 personnes. François Legault a déclaré « en prendre moins, mais en prendre soin » et quelques jours plus tard « on veut une immigration réussie ». En quoi cette réduction peut-elle favoriser l’intégration des immigrants ? Et qu’est-ce qu’une immigration réussie ?

 

Une immigration réussie est une immigration où le parcours de l’immigrant est couronné de succès. Un parcours où l’immigrant peut occuper un emploi à la hauteur de ses compétences, de son talent. Et qu’il se sente intégré et accepté par la société d’accueil.

Il y a un taux de chômage d’environ 15% chez les immigrants [qui sont arrivés il y a] moins de 5 ans. Le système actuel mérite d’être amélioré. Il faut avoir un parcours personnalisé pour les immigrants, car si on veut s’assurer qu’il y ait une francisation adéquate, il ne faut pas uniquement envoyer cela aux organismes communautaires. Il faut que le Ministère de l’immigration prenne ses responsabilités, s’assure du suivi en matière de francisation et offre les ressources appropriées.

 

L’environnement est l’un des enjeux qui préoccupe notre génération. On a appris dans un article publié par Radio-Canada que la CAQ est le parti qui répond le moins aux attentes des groupes environnementaux québécois. Autre que les projets d’hydroélectricité, quelles sont les propositions de la CAQ en matière d’environnement ?

 

On propose un « plan de décongestion » pour Montréal et les banlieues, on veut développer le transport en commun et élargir, par exemple, l’autoroute 30 afin d’implanter une voie réservée où il aura du covoiturage, les véhicules électriques et le transport en commun.

 

Autre aspect sur lequel on veut investir, ce sont les technologies vertes. On veut permettre aux entreprises de moderniser leurs équipements ou de faire de l’innovation technologique pour être plus compétitifs.

 

Est-ce le droit qui vous a amené à la politique ?

 

Oui, en quelque sorte. J’aime beaucoup le droit constitutionnel, j’ai fait une maitrise sur la réforme du Sénat canadien. Je pense que le droit est un outil pour faire de la politique. J’ai toujours suivi la politique. Mais est-ce que j’ai choisi de faire des études en droit pour faire de la politique ? Non, j’étais convaincu que le droit est un outil pour défendre les droits des individus lorsqu’il y a une injustice.

 

En politique, ça prend différents profils, mais c’est sûr que le droit est un bon profil pour faire de la politique.

 

Vous êtes le député ayant présenté le plus de projets de loi ; au total 17 projets lors du dernier mandat. Qu’est-ce qui vous motive lorsque vous travaillez sur un projet de loi ?

 

Lorsqu’on est député dans l’opposition, une façon de mettre de l’avant nos idées passe notamment par des projets de loi. Souvent les gens vont lancer des idées en politique, mais ce n’est pas très concret. Ce que je fais, si jamais je critique ; je propose une solution, et la solution que je propose passe souvent par un projet de loi. Je démontre que c’est possible de changer les choses dans un cadre juridique.

 

Parmi les projets de loi que j’ai déposés, six ont été intégrés dans des lois par le gouvernement. Parfois, j’ai convaincu des ministres de la finalité, par exemple, des assurances-vie, du registre des arrangements préalables funéraires, du programme de récompense comme Air Miles… l’exécution de jugement de moins de 2 000 $ à la cour des petites créances ont même été repris. Donc, ça démontre que les idées que j’avais, c’étaient de bonnes idées. Et, c’est au bénéfice des citoyens.

 

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