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Entrevue – Vincent Carbonneau

 

 Pourquoi avoir décidé de t’impliquer en politique ?

 

Ça ne parait peut-être pas, mais c’est déjà ma 4e campagne électorale comme candidat! Mon but, en me présentant, c’est de parler d’environnement en forçant les autres candidats à parler d’environnement lors des débats, par exemple. De plus, en tant que jeune, c’est impératif pour moi de parler d’environnement. Le meilleur geste environnemental que quelqu’un peut faire, finalement, c’est de voter. Je vais me présenter avec les verts autant et aussi longtemps que l’environnement n’aura pas sa juste place.

 

Comment se déroule ta campagne ?

 

Mieux que prévu! Le Parti vert obtient beaucoup plus d’espace qu’auparavant. Oui, on est un parti écologiste et fédéraliste, mais je pense que le Parti vert, c’est plus que ça : beaucoup de monde ont une grande sympathie pour le Parti vert et je pense qu’avec l’instauration d’un système proportionnel, le Parti vert pourrait véritablement avoir une place dans l’espace politique québécois. De plus, pour ma part, ma campagne va très bien. Dans Mont-Royal-Outremont, le PQ et la CAQ sont, disons-le, presque absents, alors il ne reste que les libéraux (Pierre Arcand), Québec solidaire (Ève Torres) et moi. J’ai eu un bon budget de campagne, ce qui me permet de véritablement véhiculer mes idées.

 

Comment concilies-tu tes études et ta campagne?

 

Le début de session me sauve : le fait que je n’aie pas d’examen me permet de concilier les deux. Oui, je fais campagne, mais j’assiste aussi à mes cours. C’est clair que je fais moins d’étude que je ne le devrais, mais ce n’est pas la fin du monde. Je n’ai pas allégé ma session du tout, je fais même présentement un stage communautaire auprès du Centre québécois du droit de l’environnement. J’ai besoin de me tenir occupé à 100 % ; ça me permet de dépasser mes attentes.

 

Pourquoi avoir choisi le Parti vert, et non un autre parti de gauche bien ancré dans les enjeux environnementaux, comme QS?

 

Chez Québec solidaire, par exemple, l’enjeu environnemental s’éparpillait parfois parmi d’autres enjeux. Aussi, je suis un fédéraliste, alors il est impossible pour moi de faire abstraction de ce fait. Les partis verts, autour du monde, ont la vocation de parler d’environnement avant tout et c’est ce qui me rejoint.

De plus, l’enjeu environnemental transcende le débat nationaliste. Le fait de devenir indépendant ne rendra pas le Québec plus vert, et quitter le Canada, non plus. De plus, ce que le Parti vert propose, dans le cadre de ces élections, est réalisable dans le cadre du partage actuel des compétences. Je n’ai donc pas envie de mettre une condition à l’environnement en disant « oui, l’environnement, mais après l’indépendance ». On ne peut pas, selon moi, mener de front les deux enjeux. Je préfère donc ne m’attarder que sur l’environnement, car c’est le plus gros enjeu.

 

Finalement, nonobstant la question environnementale, que propose le Parti vert ?

 

Le slogan le dit : c’est bien plus qu’une couleur. On croit beaucoup au pacifisme, aux mesures sociales, etc. On veut aussi, par exemple, désarmer les patrouilles de police comme cela se fait en Nouvelle-Zélande ou au Royaume-Uni. On se considère comme un parti écosocialiste. Ainsi, pour combattre efficacement les problèmes climatiques, qui sont finalement liés à tout le reste, ça passe par un réinvestissement des services de l’État, par la gratuité de ces services et par une plus grande offre de ces services.

 

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