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Pourquoi il ne faut pas se contenter d’aller à ses cours : revue de l’ARIL

30/03/2017

 

J’ai eu la chance, avec un collègue, de participer comme bénévole à un évènement fort intéressant : l’Annual Review of Insolvency Law, qui se déroulait les 16 et 17 février derniers à l’Hôtel Bonaventure. Notre prix d’entrée? Remplir les pichets d’eau et donner les cocardes aux invités. En effet, notre enseignant en faillite et insolvabilité avait lancé un appel à tous quelques semaines plus tôt : il pouvait nous inscrire comme bénévoles étudiants à ce colloque, dont le prix d’inscription est autrement de 950 $ pour les praticiens et 200 $ pour les étudiants et juges. Quelle ne fut donc pas ma surprise de constater que nous n’étions que deux à nous être proposés! 

 

Le colloque en soi était réellement intéressant : après le cocktail d’ouverture le 16 février, nous avons assisté, le 17 au matin, à un éclairant discours d’ouverture donné par l’ambassadeur canadien aux Nations Unies, Marc-André Blanchard. Ce discours, ayant pour thème la place du Canada dans le monde, fut l’occasion pour Me Blanchard de partager certaines de ses observations sur le rôle que le Canada devrait occuper sur l’échiquier diplomatique mondial. Puis se succédaient six panels au choix, dont le seul point commun était la faillite ou l’insolvabilité. Nous avons ainsi pu apprendre sur les relations patronales-syndicales, la faillite de la MMA (le transporteur ferroviaire impliqué dans l’accident de Lac-Mégantic), les déficits actuariels des fonds de pension en contexte de faillite, les faillites personnelles et l’accès au crédit… Il y avait autant de panels que d’intérêts possibles pour les participants : les férus de droit des affaires pouvaient passer la journée à en apprendre sur les réorganisations corporatives, les futurs avocats de droit familial pouvaient s’intéresser aux faillites personnelles et leur traitement dans le cadre de litiges familiaux… il y avait même un panel sur les relations avec les Premières Nations en contexte d’insolvabilité, pour les passionnés de droit autochtone. Ainsi il ne fallait pas être un « crack » de faillite pour sortir ravi de ce colloque : être généralement curieux suffisait amplement. 

 

Pourquoi, alors, si peu de volontaires de l’UdeM? Il y a une soixantaine d’inscrits dans le cours d’insolvabilité offert par la Fac cette session; évidemment, certains d’entre eux n’étaient tout simplement pas disponibles lors du colloque. Mais plusieurs ont probablement laissé passer l’occasion, par manque d’intérêt. Pourquoi? Une chose est sûre, les évènements du genre pullulent à la Faculté. Et alors que les inscriptions aux 4@7 corporatifs se remplissent en quelques minutes, les autres activités, qu’elles soient ou non parrainées par le CDP, rencontrent souvent l’indifférence générale et ne rejoignent qu’une poignée d’intéressés. Pourquoi? 

 

Jusqu’à ma troisième année, j’étais moi-même assez indifférent aux évènements autres que les 4@7 de l’AED et les soirées organisées par les cabinets. Cette année toutefois, j’ai pu découvrir la joie d’apprendre à l’extérieur des cours, de voir les implications du droit dans toutes les sphères de la société. J’ai compris que notre formation nous permet d’avoir une compréhension particulière d’une multitude d’enjeux, et que nous pouvons profiter de celle-ci pour apprendre beaucoup, à l’extérieur du droit positif. C’est pourquoi participer à des évènements comme l’ARIL peut être si intéressant et enrichissant. 

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