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Présidentiables no 6

 

C’est scellé, c’est définitif, c’est officiel. Le ou la prochain(e) Président(e) de la République Française sera l’un d’entre eux onze : Macron (1829 parrainages), Hamon (2039), Le Pen (627), Mélenchon (805), Fillon (3635), Dupont-Aignan (707), Arthaud (637), Asselineau (587), Cheminade (528), Lasalle (708), et Poutou (573). Certains noms vous sont encore inconnus? C’est normal, mais il est pourtant pertinent de noter que, parmi ces onze potentiels futurs chefs d’État, six d’entre eux étaient déjà en course pour l’élection de 2012. Amusant aussi : François Hollande a réuni sept parrainages. Enfin, étonnant qu’aucun candidat des Verts n’a finalement obtenu assez de soutien pour se constituer effectivement candidat, tel est le cas d’Alexandre Jardin qui n’a obtenu que 165 signatures. 

 

Il est alors venu le temps des grands débats télévisés sur les chaînes publiques, des nombreuses critiques sur le temps de parole accordé à chacun, des questionnements sur le rôle des médias traditionnels et sociaux dans une telle élection, des fausses rumeurs et des discussions mouvementées sur, rien que ça, l’avenir de la France. Le premier évènement de ce genre a déjà eu lieu: lundi soir sur TF1 étaient invités cinq candidats pour débattre. S’il est questionnable déjà de n’en inviter que cinq sur les onze, il est aussi quelque part compréhensible de vouloir permettre la discussion, inconcevable à onze protagonistes. Le Conseil d’État a cependant approuvé cette décision n’y voyant pas une rupture d’équité. Loin de défendre une quelconque sélection faite par la chaîne, la première partie de cette chronique s’intéresse aux candidats dont il n’a pas été question dans les précédentes, leurs candidatures n’étant pas anecdotiques, mais réelles et importantes – elle est belle, la pluralité des partis.

 

Les six autresNicolas Dupont-Aignan est candidat pour Debout La France, qui se clame gaulliste, ni système ni extrême. Son projet s’axe sur 700 propositions, programme massif résumé en quatre mots flous, mais forts : une France libre, fière, forte, et juste. Nathalie Arthaud est candidate pour Lutte ouvrière, union communiste trotskyste appelant les prolétaires du pays à se rassembler. D’après leur site internet, leurs idées touchent à divers sujets, mais les propositions sont surtout les suivantes: augmentation des salaires, contrôle des travailleurs sur les entreprises, programme pour les luttes à venir, interdiction du licenciement, et répartition du travail entre tous. François Asselineau est candidat pour l’Union Populaire Républicaine. Il veut sortir des traités européens, de l’OTAN, de la zone euro, et sortir complètement les services publics de l’influence du domaine privé, en « redonnant son actualité au Conseil National de la Résistance », de 1944. Jacques Cheminade pour Solidarité et Progrès fait de la lutte contre la finance son objectif premier. Il veut principalement sortir de l’Euro, faire renaître un équivalent des accords de Bretton Woods, et procéder à une réelle séparation bancaire afin d’instaurer un crédit national pour d’équipement de l’homme et de la nature. Cela mènera, selon lui, à une revitalisation des territoires et à de nouvelles frontières fondant la France de demain. Jean Lassalle est candidat indépendant. Dix axes composent son projet, dont, entre autres, une focalisation sur le rôle du local (à l’échelle des communes), sur le besoin de combattre l’oppression financière, de renouer avec l’Afrique, et de se diriger vers les énergies renouvelables. Philippe Poutou est le candidat pour le Nouveau parti anticapitaliste. Teinté par cette idéologie anticapitaliste, son programme vise l’égalité et l’émancipation, la solidarité, et l’idéal populaire enfin rendu possible à travers la démocratie. 

 

Débattez – Ils étaient cinq lundi soir sur TF1. L’enjeu est de taille : c’est la première apparition en tant que candidat officiel, c’est le grand saut dans le bain du peuple. Tout est jugé, tout est perçu, tout prend des proportions inespérées, tout est épié. L’utilisation d’un mot plutôt que d’un autre sera reprise le lendemain dans tel ou tel journal. Un lapsus, un mauvais jeu de mot, et tout s’effondre. Résumé trois heures de débat serait incomplet et vain. Les candidats ont essentiellement répété ce qui avait déjà été dit, en faisant preuve, il faut le dire, d’une tolérance certaine vis-à-vis leurs temps respectifs de parole, s’envoyant malgré tout de petits pics par-ci par-là. Grand tour d’horizon donc sur les sujets principaux de la campagne: réformes sociales, santé, laïcité, sécurité, entre autres.

 

Depuis le 23 Juin 2016 le Royaume-Uni a décidé de quitter l’Union européenne : c’est le Brexit. Alors l’Europe occupe cette année une place particulière dans le débat présidentiel – et devinez quoi, c’est le sujet de la chronique de jeudi prochain. 

 

Le débat vu par un chroniqueur radio ? Ici ! https://www.youtube.com/watch?v=lTNR6CaaLeg 

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