Cinq raisons pouvant mener le Canadien à sa chute

04/01/2017

 

La saison de la Sainte-Flanelle vient à peine de débuter et certains se permettent déjà de rêver aux grands honneurs. Certains partisans passionnés ont déjà réservé leurs chaises sur la rue Sainte-Catherine en vue de la célébration du retour du Saint-Graal du hockey, la Coupe Stanley. Or, ces partisans, bien qu’épris par ce début de saison plus que convaincant, devraient calmer leurs ardeurs; la chute du Canadien est peut-être à venir…

 

Après 22 matchs, soit le quart de la saison, le Canadien de Montréal est au sommet de la Ligue nationale de hockey avec une fiche de 16-4-2, pour un total de 34 points. Un excellent début de saison dites-vous? Eh bien, figurez-vous que les « Habs » présentaient exactement le même dossier lors de la saison dernière. Petit hic : ils n’ont pas fait les séries, au grand désarroi de leurs quelques millions d’admirateurs ainsi que de l’équipe marketing de la chaine de restauration Cage aux Sports.

Comment un tel scénario pourrait-il se reproduire? Petit récapitulatif des scénarios cauchemardesques se soldant par la chute du CH. 

 

1. Le Messie s’effondre

Vous n’êtes peut-être pas un admirateur du Canadien, mais vous connaissez assurément son nom. Carey Price, le gardien qui n’a pas de prix. Ce jeune athlète est considéré par de nombreux experts comme le meilleur gardien de but de hockey au monde. Sa blessure lors de la dernière saison est l’une des principales raisons de la chute du Canadien, et plusieurs partisans redoutent déjà de voir ce titan tomber. Depuis le début de la présente saison, l’équipe a une fiche de 13-1-1 avec Price devant le filet, avec une moyenne de 1,66 but accordé par match. Lorsque Price n’est pas devant le filet, l’équipe affiche 3-3-1 avec une moyenne de buts accordés de 3,13! Les statistiques ne mentent pas; une blessure de notre grand Messie risque de couler le bateau de la Sainte-Flanelle....

 

2.  Ralentissement de la vieillesse

La présente édition des Canadiens n’a rien de la fontaine de Jouvence. En effet, sept joueurs de la présente édition ont 30 ans et plus, et le plus jeune joueur régulier — Alex Galchenyuk — a 22 ans. Notons que les Oilers d’Edmonton, eux, ont sept joueurs de 22 ans et moins. Il va sans dire qu’une équipe vieille perd de la vitesse et, surtout, risque de s’essouffler en cours de saison. C’est le cas des vétérans Tomas Plekanec et Andrei Markov qui nous ont habitué, lors des dernières années, de bons débuts de saison pour ensuite ralentir. Avec les succès du Canadien reposant en partie sur les exploits de Shea Weber et Alexander Radulov, deux joueurs plutôt âgés, on ne peut que craindre un ralentissement dans le dernière ligne de la saison…

 

3. Des contre-performances à l’étranger

Malgré son excellent début de saison, le Canadien semble éprouver plusieurs problèmes lorsqu’il joue loin de ses partisans adorés; on se rappelle tous la défaite de 10-0 à Columbus le 4 novembre dernier. En effet, il présente une fiche de 4-3-1 à l’étranger, comparativement à une incroyable fiche de 12-1-1 à domicile. Or, il lui reste beaucoup plus de matchs à l’extérieur qu’à la maison d’ici la fin de la saison. Il vient aussi d’amorcer un voyage de cinq matchs à l’étranger à Détroit samedi dernier. Ces contre-performances peuvent-elles couler le bateau du club de hockey montréalais?

 

4. Une rafale de tirs

Même avec un gardien en santé, le Canadien pourrait éprouver plusieurs difficultés défensives. Au moment d’écrire ces lignes, l’équipe était au 25e rang pour les tirs accordés par match, avec une moyenne de 31,5 , ce qui est énorme! Les gardiens du CH connaissent donc peu de repos et risquent de s’épuiser à ce rythme. Quand est-il de la moyenne des tirs effectués par match? Le Canadien ne fait pas mieux, étant au 25e rang avec une moyenne de 28,59. Certes, on ne gagne pas de match seulement en tirant, mais de telles statistiques sont inquiétantes pour l’avenir… 

 

5. La construction d’un mur entre les États-Unis et le Canada

La récente victoire du charismatique spécimen Donald Trump fait couler beaucoup d’encre dernièrement, et je serais bête d’ignorer la menace qu’il représente à notre chère équipe de hockey… En plus de pouvoir agresser sauvagement nos joueurs préférés par attaques de tweet, ce philanthrope moderne a déjà évoqué à de multiples reprises la construction d’un mur entre les États-Unis et le Canada. Un tel projet mis en exécution mettrait un terme à la saison de nos Glorieux, et pourrait être la source de nombreux désaccords avec nos compatriotes américains.

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