Rien que du cinéma

 

Le 5 octobre dernier, au théâtre Maisonneuve, le Festival du nouveau cinéma de Montréal (FNC pour les intimes) célébrait l’ouverture de sa 45e saison. C’est le magnifique long métrage Two Lovers and a Bear, réalisé par Kim Nguyen, qui a eu l’honneur d’ouvrir l’évènement, précédé de discours d’officiels à la fois fiers et émus de voir l’évènement une fois encore perpétué.  

 

Déjà sélectionné pour la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes et au Toronto International Film Festival, Two Lovers and a Bear est issu d’une collaboration entre le Québec, l’Ontario et le Nunavut, dont le producteur Roger Frappier s’étonnait d’ailleurs avec humour qu’elle ait si facilement fonctionnée. Le film retrace l’histoire d’amour un peu folle de Lucy et Roman, jeunes adultes aux passés compliqués et aux sentiments noués. Dans le Grand Nord canadien, tout n’est que lumière et blanc, procurant aux images un caractère presque irréaliste et surnaturel : le temps s’arrête tout du long. Oscillant constamment entre drame et comique, le réalisateur signe ici un film d’une justesse rare. Si la rudesse de certaines scènes contraste parfaitement avec la tendresse d’autres, le spectateur s’attache aux personnages dans leurs tréfonds les plus bas comme dans leurs bonheurs les plus fulgurants. Un joli prologue à ce qui s’annonce comme deux semaines riches en découvertes! 

 

Depuis l’initiative de Claude Chamberlan et Dimitri Eipidès, en 1971, le Festival du nouveau cinéma n’a fait que gagner en importance, en renommée et en singularité. Ses programmations éclectiques et pointues en ont fait un festival à la fois original et accessible, proposant des courts et longs métrages de réalisateurs de tous horizons. Il lie les mondes du grand public et des cinéphiles avérés en une sélection de projections variées, parfois accompagnées d’ateliers ou activités ludiques. Cette année par exemple, le festival s’associe au Musée des beaux-arts de Montréal et à son exposition Focus : Perfection (consistant en une sélection d’œuvres du photographe Robert Mapplethorpe). Aussi, depuis 2013 sont jouées des séances en plein air à la Place des Arts. Tous les films proposés par le festival sont accessibles aux francophones et aux anglophones. Ont été présents au festival lors des saisons précédentes de grands noms du cinéma, tels que Jonas Mekas, William Klein, Jacques Audiard, Laurent Cantet, Shinya Tsukamoto et bien d’autres. Plusieurs catégories sont représentées pendant le festival et plusieurs prix sont décernés, le plus emblématique étant la Louve d’Or pour le meilleur long métrage de la compétition internationale depuis 1999.  

 

Avec environ 300 séances pour cette 45e édition (jusqu’au 16 octobre) et des tarifs plus qu’abordables (de 9 à 11 CAD), le Festival du nouveau cinéma de Montréal est décidément une bonne occasion de courir se blottir dans les fauteuils des cinémas! Plus d’informations sur www.nouveaucinema.ca et grâce au #FNC2016!

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