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Restaurant O-thym : une valeur sûre en plein coeur du village

Auteur·e·s

Thomas Dussault

Publié le :

18 janvier 2023

Pour cette première édition de ma chronique culinaire, j’ai tenté l’expérience 100% locale du restaurant O-Thym. Véritable institution du quartier Centre-Sud, l’établissement a ouvert ses portes il y a plus de 17 ans, longévité que je salue et qui se fait rare dans le milieu de la restauration. J’ai opté pour cet établissement, car je me suis dit que le nom plairait à mes confrères étudiants en droit et je n’ai pas regretté mon choix! De même, la formule « apportez votre vin » permet de se régaler de plats de qualité sans trop piger profondément dans le portefeuille pour accompagner le repas d’un bon vin. Personnellement, j’y suis allé accompagné d’une bouteille du vin orange nature Pas sages, vin québécois que je vous recommande moyennement, mais passons aux choses sérieuses : la bouffe !

C’était la première fois que je mangeais de la volaille crue et je n’ai pas encore été diagnostiqué de la salmonelle, alors je recommande chaudement.

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Comme mentionné précédemment, le menu est composé exclusivement de produits locaux; la liste des fournisseurs du restaurant est déclinée sur leur site internet avec les prénoms de leurs propriétaires respectifs, on ne peut pas être plus transparent que ça. Si vous avez des craintes concernant le manque de diversité des aliments québécois, détrompez-vous ! Le menu est composé d’une multitude d’ingrédients inusités comme classiques, tandis que certains sont réinventés pour obtenir des goûts et textures uniques. Il s’agit d’un véritable voyage aux quatre coins des saveurs québécoises.  Le chef a choisi une formule style tapas, c’est ainsi l’endroit idéal si vous voulez piger dans l’assiette de vos ami⋅e⋅s sans jugement, j’ai ainsi pu tester plusieurs plats différents. Plus précisément voici ma sélection dans l’ordre : crème de topinambour, gnudis à la courge, tartelette de maïs, pétoncles poêlés et tartare de canard. La moitié des plats sont à base de légumes et il y a également une bonne sélection de poissons/fruits de mer si vous êtes ce genre de gastronome.


Mon coup de cœur est le tartare de canard et de poire : présentation soignée, le won-ton frit qui accompagnait le tartare était parfaitement croustillant, les poires sont juteuses, les jeunes pousses et le gingembre relèvent le plat et contrastent avec la saveur de la viande, et que dire du canard en tant que tel! Frais, léger et complexe, 10/10. C’était la première fois que je mangeais de la volaille crue et je n’ai pas encore été diagnostiqué de la salmonelle, alors je recommande chaudement. En seconde position, de très près, se trouvent les pétoncles poêlés accompagnés d’une bisque de homard et de rabioles à la vapeur (j’ai dû googler, c’est une sorte de navet). Je donne mes félicitations aux cuisinier⋅ère⋅s : la cuisson à la torche était parfaitement maîtrisée et j’aurais pris un litre de bisque facilement. Malheureusement, les cornichons déshydratés, bien que l’idée fût originale, étaient trop vinaigrés et éclipsaient le parfait mariage de saveurs entre la bisque et les pétoncles.


En entrée froide, la tartelette de maïs et de yogourt m’a un peu laissé sur ma faim. Bien que la mise en place fût très bien exécutée, la tartelette s’émiettait dans l’assiette, et le yogourt était riche, mais son goût trop prononcé. Néanmoins, le trio maïs en grain, maïs soufflé et maïs frit a redoré le blason du plat ! Rien à redire sur la crème de topinambour, c’est un excellent plat d’automne et les oignons caramélisés rajoutaient de la texture et du goût au potage. Bref, réconfortant, mais tout de même audacieux dans le choix d’ingrédients : topinambour, shiitake, oignons et sumac.  Enfin, ma déception a été les gnudis de courge accompagnés d’épinards.  Même si le fromage Louis d’or dans les gnudis apportait une richesse au plat, la somme de tout, fromage, pâte, courge et épinards bouillis, manquait de complexité. On était dans le pâteux, le mou et le huileux.


Pour finir sur une note positive, car dans l’ensemble mon expérience l’a été, j’ai apprécié le décor dans lequel se tenait mon périple culinaire : on se croyait dans un vieil appartement montréalais remis au goût du jour. Dans une ambiance feutrée, le vieux plancher de lattes de bois et les gravures sur le plafond complétaient à merveille les aliments du terroir qui se trouvaient dans l’assiette.  Si vous voulez poursuivre la soirée après votre souper, vous êtes dans le bon quartier ! Songez à (re)découvrir le Bistro au Vieux St-Hubert, qui est à quelques coins de rue, pour aller pousser quelques notes au karaoké accompagné de Molson froide à rabais, ou bien allez danser dans les nombreuses boîtes de nuit de la rue Ste-Catherine.


En conclusion, suivant mon analyse détaillée, je remets au O-Thym la note de 3,7/4,3. Félicitations à toute l’équipe en cuisine et au service !

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