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Portrait de la Vice-présidence aux Affaires externes

Auteur·e·s

Thomas Doré

Publié le :

16 mars 2021

Chaque année, Le Pigeon Dissident rencontre les candidat·e·s qui se présentent aux élections de l'AED pour centraliser les informations et afin que vous, étudiant·e·s en droit, puissiez en connaître davantage sur leurs plus récent·e·s ami·e·s Facebook. Cette année ne fait pas exception à la règle. Pour le portrait d’aujourd’hui, découvrez Frédéric Lafond, John Kodsi et Alexandra Yazbeck, candidat·e·s à la vice-présidence chargée des affaires externes.


Le Pigeon Dissident : Parle-moi de toi. À quoi ressemble ton parcours scolaire ? Qu'en est-il de tes implications ? Quels sont tes intérêts et loisirs ?


Frédéric Lafond : Avant d’aller à l’université, j’étais au Collège de Maisonneuve, en sciences, lettres et arts. J’y faisais beaucoup d’improvisation. Avec plusieurs tournois par année, l’impro occupait une bonne partie de mon temps. C’était vraiment ma vie! Puis, j’ai entamé des études en environnement à l’Université de Sherbrooke, que j’ai quittées assez rapidement pour aller en droit. C’est donc ma première année à la Faculté. Je suis présentement le représentant social de la section C.


John Kodsi : Je suis un ancien de la section A. Je suis d’origine égyptienne et je suis arrivé au Canada à peu près à l’âge de 12 ans. Auparavant, j’étais au cégep Saint-Laurent. J’aime toujours m’impliquer : en ce moment, je m’implique au sein de la Clinique d’information juridique à McGill. Je suis également l’actuel VP Évènements au sein du comité Amnistie internationale. La liberté d’expression, l’environnement, les changements climatiques et les injustices sont tous des sujets qui m’intéressent beaucoup et pour lesquels je souhaite faire des progrès en tant que VP aux Affaires externes.


Alexandra Yazbeck : Avant le bac en droit, j’ai fait deux ans de cégep en sciences sociales, profil administration. Ensuite, je me suis impliquée dès mon entrée à la Faculté. J’ai passé une année incroyable en tant que RepSo de la section E ; j’ai pu participer à des évènements de toutes les sortes. Cette année, j’ai poursuivi mon implication au sein de divers comités. Je suis la VP Sensibilisation du Comité Droit autochtone ainsi que la VP Communications externes du Comité Pro Bono. Je suis aussi accompagnatrice pour dix étudiants de première année. C’est une expérience que j’apprécie, ça me fait plaisir de redonner aux étudiants de première année tout le support que j’ai eu moi-même de la part des deuxième et des troisième année.


Pigeon Dissident : Pourquoi as-tu choisi de poursuivre des études en droit?


Frédéric Lafond : Avant d’arriver en droit, j’avais entamé des études en environnement à l’Université de Sherbrooke que j’ai quittées assez rapidement. En revanche, j’y ai suivi un cours d’introduction au droit de l’environnement et ça m’a vraiment passionné. C’est à ce moment-là que j’ai décidé que j’étais au mauvais endroit et que c’était du droit que j’avais envie de faire. C’est ici que je sens que je vais soit apporter quelque chose à la cause environnementale, soit, tout simplement, le plus m’épanouir.


John Kodsi  : Quand j’étais petit, je voulais être un astronaute. Quand j’ai su que j’étais trop petit et que je portais des lunettes, je ne pouvais plus être un astronaute. Je me suis dit qu’il faudrait plutôt que j’aille en droit. J’ai cette capacité de défendre et de représenter le monde. Ça va trop bien avec ma personnalité, tout le monde me dit qu’il faudrait que je devienne avocat. Je sens que c’est ce qui me représente le mieux : je veux défendre ceux qui sont sans défense. Je crois au fait que tout le monde a droit à une défense, et je veux appliquer cette conviction concrètement.


Alexandra Yazbeck : Au secondaire, je n’étais pas trop sûre de ce que je voulais faire plus tard. En secondaire V, j’ai pu choisir deux cours à option. J’ai été chanceuse, car à mon école secondaire, notre « doyenne » était une avocate retraitée, et j’ai donc pu prendre un cours d’introduction au droit. Ça a été un déclic pour moi. J’ai passé une année inspirante et intéressante à apprendre sur le droit. Ensuite, au cégep, j’ai pu prendre des cours dans plusieurs domaines et le fil conducteur de mes intérêts était l’aspect juridique de ceux-ci. C’était ma façon de concilier tous mes intérêts, et je suis très contente de mon choix.

J’aimerais également inviter des étudiant·e·s à venir participer aux rencontres de la FAECUM qui traitent de sujets sensibles, comme la reconnaissance territoriale et le racisme systémique.

Frédéric Lafond, candidat à la vice-présidence aux affaires externes
Frédéric Lafond, candidat à la vice-présidence aux affaires externes

Gracieuseté de Frédéric Lafond

John Kodsi, candidat à la vice-présidence aux affaires externes
John Kodsi, candidat à la vice-présidence aux affaires externes

Gracieuseté de John Kodsi

Alexandra Yazbeck, candidate à la vice-présidence aux affaires externes
Alexandra Yazbeck, candidate à la vice-présidence aux affaires externes

Gracieuseté d'Alexandra Yazbeck

Frédéric Lafond, candidat à la vice-présidence aux affaires externes
Frédéric Lafond, candidat à la vice-présidence aux affaires externes

Gracieuseté de Frédéric Lafond

Pigeon Dissident : Qu’est-ce qui te motive à postuler pour le poste de la vice-présidence aux affaires externes en particulier ?


Frédéric Lafond : L’aspect politique, voire militant, du poste de VP Externe me rejoint beaucoup. J’aimerais pouvoir porter la voix des étudiants et leurs revendications qui se trouvent dans le Cahier de positions de l’AED. Je pense que nous sommes tous des étudiants politisés, conscients des enjeux sociaux, et qu’il est important de porter notre opinion et de la donner. Il y a aussi l’aspect santé mentale de ce poste qui m’attire beaucoup. Vu que j’ai déjà donné du soutien aux élèves par mentorat, je comprends à quel point les ressources en santé mentale de la Faculté sont primordiales. J’ai envie d’aider ces services-là à s’épanouir, pour qu’ils réussissent à aider les étudiants pour de vrai.


John Kodsi : Avant d’être VP Évènementiel du comité Amnistie internationale, je n’aurais pas pensé devenir VP aux Affaires externes. Le fait de représenter la voix du comité Amnistie m’a donné plein de super belles idées que je souhaite mettre en place pour le poste de VP aux Affaires externes et qui pourront bénéficier à tous les membres de l’AED.


Alexandra Yazbeck : M’impliquer au poste de VP Externe c’est la meilleure façon pour moi de continuer mon implication au sein de la communauté étudiante, mais aussi de concilier tous mes intérêts, que ce soit pour les enjeux autochtones ou les enjeux environnementaux, et de mettre ces enjeux de l’avant.


Pigeon Dissident : Décris-moi trois promesses électorales ainsi que ton plan pour les mettre en œuvre concrètement.


Frédéric Lafond : D’abord, il y a l’aspect commanditaire ; le fier partenaire du Lien de l’Externe, RBC, ne colle aucunement les valeurs promues dans le Cahier de positions de l’AED. RBC, c’est une banque qui a investi près de 141 milliards de dollars dans les énergies fossiles depuis la signature de l’Accord de Paris. Il faut trouver une façon de s’assurer qu’on agisse réellement pour défendre les positions votées en AG, créer une certaine adéquation entre le Cahier de position et nos commanditaires.


Ensuite, il y a l’aspect santé mentale. J’aimerais créer un poste de représentant bien-être dans les sections de première année qui serait affilié avec le PADUM et recevrait des formations en relation d’aide. Il ou elle aurait pour but de promouvoir la santé mentale, d’aider les étudiant·e·s et d’agir comme référence pour les problèmes d’ordre personnel. J’aimerais également qu’on parle plus ouvertement et directement de santé mentale dans le Lien de l’Externe, que ce soit en interviewant des spécialistes, en nommant des maladies et en partageant des expériences d’étudiant·e·s qui ont surmonté des troubles de santé mentale. J’aimerais également créer un sondage pour améliorer les services déjà présents à la Faculté.


Enfin, j’ai envie que l’AED soit engagée, qu’elle défende ses positions. C’est bien beau de défendre un Cahier de positions avec des aspects larges, mais ça ne nous positionne pas vraiment. En général, on ne fait que supporter timidement certaines causes. J’ai envie de continuer le travail du VP Externe de cette année, de choisir des enjeux clairs et d’inciter les comités à proposer des positions aux Assemblées générales pour qu’on ait un agenda fort et qu’on soit engagés. Il est impensable qu’on ne se positionne pas d’ici l’an prochain sur l’utilisation des mots racistes en classe, et il faut poursuivre la reconnaissance territoriale autochtone, en le faisant correctement, de manière complète et sérieuse.


John Kodsi : D’abord, chaque année, un nouveau VP Externe entame son mandat. Cependant, il n’y a pas de progression à long-terme parce que chaque VP commence à mettre en œuvre sa plateforme, sans nécessairement avoir une continuité avec les VP précédents. Je veux mettre en place un système sur le site de l’AED qui permettra aux membres et aux prochains VP Externe de se situer là-dedans.


Ensuite, mon but, en tant que VP Externe, ce serait de donner à tout le monde la chance de s’exprimer et d’être écouté et de représenter leurs intérêts. Je veux aussi donner une chance aux comités qui le souhaitent de pouvoir représenter eux-mêmes leurs intérêts, et ce, à travers une meilleure communication avec les autres associations étudiantes de l’Université de Montréal.


Enfin, je veux faire un nouveau pas vers l’avant concernant le droit animalier. Dans son Cahier de positions, à l’article 106, l’AED reconnaît la souffrance des animaux d’élevage destinés à la production de viande. Avec une Assemblée générale, j’aimerais proposer l’ajout d’une disposition qui saura sensibiliser les membres et les partenaires économiques par rapport à la souffrance des animaux d'élevage destinés à la consommation.


Alexandra Yazbeck : D’abord, c’est important pour moi d’avoir un colloque à l’image des étudiant·e·s, qui saura représenter leurs intérêts et qui fera en sorte qu’ils ou elles voudront participer et s’engager. Je veux mettre en place une équipe d’étudiant·e·s qui m’aidera à mettre en place un colloque qui fera rayonner la Faculté. Pour ce faire, je tiens également à sonder la population étudiante pour avoir une meilleure idée de ses intérêts.


Ensuite, au niveau de la diversité et de l’inclusion, il y a deux éléments que je veux mettre de l’avant. J'aimerais d’abord accroître le nombre d’étudiant·e·s autochtones dans la Faculté, notamment en mettant de l’avant les ressources disponibles pour les épauler. J’aimerais également inviter des étudiant·e·s à venir participer aux rencontres de la FAECUM qui traitent de sujets sensibles, comme la reconnaissance territoriale et le racisme systémique, pour qu’ils parlent de leur expérience et de leurs connaissances personnelles, et ainsi adopter une approche plus intersectionnelle. C’est important de faire en sorte que les autres étudiant·e·s puissent s’impliquer.


Enfin, durant ce mandat, c’est important de procurer des lignes directrices aux futur·e·s exécutants et exécutantes. Vu que le mandat de VP Externe est assez ouvert, les mandats recommencent parfois à zéro chaque année, ce qui fait en sorte que le poste n’est pas aussi efficace qu’il pourrait l’être. Je veux créer des bases concrètes sur lesquelles les futur·e·s exécutant·e·s pourront bâtir pour permettre aux mandats d’évoluer et de prendre de l’ampleur.


Pigeon Dissident : Comment tes forces (et tes faiblesses!) font de toi la personne désignée pour le poste?


Frédéric Lafond : Je suis quelqu’un de convaincu et de convaincant. Pour défendre un Cahier de positions, c’est primordial. Ça fait longtemps que je m’implique en politique et que j’aime débattre avec mes amis, et c’est certainement une force. Je suis également à l’écoute et ouverts aux autres, pour toutes les questions de santé mentale, notamment. Enfin, je suis aussi très motivé. J’aime me donner à 110% et inciter les autres à faire de même. Dans un CA, c’est très important de travailler en équipe.


John Kodsi : Premièrement, en tant que VP Externe, il faut vraiment être à l’écoute parce qu’on représente les membres. Deuxièmement, je suis une personne d’action. En 2021, ce n’est plus le temps de faire des études sur l’environnement ou le droit animalier, c’est le temps d’agir. Troisièmement, je suis une personne très empathique, qui est toujours là pour tout le monde et qui est prête à représenter les intérêts de tous.


Alexandra Yazbeck : Mes capacités de travail d’équipe vont faire en sorte que je pourrai mettre en place plusieurs de mes initiatives qui impliquent la collaboration d’un groupe d'étudiant·e·s qui travaillent avec moi. Dans le même ordre d’idées, j’ai toujours été un leader naturel et je pense que mon passé sportif y est pour beaucoup. Mes habiletés à adapter mon leadership avec les personnes avec qui je travaille vont faire en sorte que je vais pouvoir intégrer aisément l’équipe de l’AED et être capable de travailler avec les équipes sous mon aile. Enfin, le fait que je sois persévérante et dévouée fera en sorte que même si les projets ne fonctionnent pas aussi bien que prévu étant donné la lenteur des rouages administratifs de l'Université, je ne vais pas arrêter de pousser et de tout donner dans mon travail.


Pigeon Dissident : Quel est l’article paru dans le journal Le Pigeon Dissident que tu as préféré ?


Frédéric Lafond : J’ai lu assidûment la série d’articles paraissant la semaine dernière sur les jugements historiques relatifs au droit des femmes. Je trouve fascinant de voir comment le droit a réussi à trancher entre deux visions qui s’opposent, notamment dans l’affaire Edwards, même s’il a pris trop longtemps à évoluer et que l’égalité n’a malheureusement toujours pas été atteinte.


John Kodsi : L’article de Yannick Mallette-Pognon et de Marie-Christine Lafrenière sur la transition énergétique m’a beaucoup interpellé, surtout en tant que candidat au poste de VP Externe. On dit souvent qu’on doit effectuer une transition vers les énergies renouvelables, mais cela nécessite l’utilisation de ressources non-renouvelables. En fin de compte, ça peut nous empêcher d’avancer. Dans l’article, on parle des solutions à apporter. C’est un problème intéressant auquel je n’avais jamais réfléchi avant!


Alexandra Yazbeck : Mon initiative préférée du Pigeon est la publication, en collaboration avec Ariane Boyer, de dix articles durant la semaine de l’implication féminine. Ça m’a permis d’apprendre à connaître des femmes fortes que j’ai parfois le plaisir de côtoyer. J’ai trouvé inspirant de voir à quel point il y a des femmes à la Faculté qui ont des parcours diversifiés et intéressants. C’est motivant de pouvoir travailler avec des femmes aussi impressionnantes et intelligentes.