On ne naît pas leader, on le devient

Auteur·e·s

Ariane Boyer

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Dans le cadre de la semaine de l’implication féminine, Ariane Boyer, la vice-présidente aux affaires internes de l’AED, a cru important de mettre en valeur certaines personnalités de la Faculté qui se sont démarquées par leurs implications significatives et soutenues. Voici le premier des dix portraits qui ont été publiés tout au long de cette semaine. Bonne lecture!


Ariane Boyer : Peux-tu nous parler un peu de tes différentes implications?


Mariame Touré : J’ai commencé au cégep en tant que tutrice pour le West Island Black Community Association, pour ensuite gagner en responsabilités en tant que co-coordonnatrice du comité d’éducation. À la Faculté, je suis impliquée au sein du Comité Amnistie internationale. J’ai été attirée par la possibilité de faire une différence concrète, comme avec le marathon d’écriture, qui a permis d’atteindre un taux de libération de 75 % par le passé! Je fais aussi partie de l’AENDUDEM. On a beaucoup innové, depuis les deux dernières années, en offrant des recommandations à l’équipe du décanat, en introduisant des « safe space talks » et en organisant le 4@7 Droit et diversité. À l’extérieur des murs facultaires, je m’occupe d’un club de lecture que j’ai cofondé il y a un an, le Black Girls Gather.


AB : Qu’est-ce que tu retires de ces expériences?


MT : Le leadership. Ce n’est pas quelque chose qui me vient naturellement, mais en m’impliquant au cégep, j’ai pris l’initiative de m’ouvrir davantage aux autres. Jamais je ne pensais influencer quelqu’un un jour, mais j’adore transmettre ma passion pour ce que je fais et je pense que les gens le ressentent quand ils me rencontrent! Mes implications sont aussi une façon pour moi de développer un sentiment d’appartenance envers ma communauté et d’améliorer la représentation des personnes noires dans la société.

Je voulais changer cette réalité avec le club, en m’adressant aux jeunes femmes noires. Le projet tente de répondre au manque de représentation qu’elles vivent quotidiennement.

AB : Il y a un an, tu as cofondé le club de lecture Black Girls Gather. Votre mission est d’autonomiser les jeunes femmes noires grâce à la littérature noire. D’où est née cette initiative?


MT : Je ne me sentais pas représentée au secondaire, j’étais inconfortable dans ma peau et je me sentais incomprise. Je voulais changer cette réalité avec le club, en m’adressant aux jeunes femmes noires. Le projet tente de répondre au manque de représentation qu’elles vivent quotidiennement, en proposant des livres principalement écrits par des autrices noires. L’objectif est de les accompagner dans le développement de leur estime de soi, de les aider à construire leur identité en tant que femme noire et de les célébrer, en plus de favoriser leur attachement à leur culture.


AB : Pour celles qui sont intéressées et visées, comment y participer?


MT : Elles doivent avoir entre 12 et 18 ans. Les listes d’attente pour la 2e édition qui commence en septembre 2021 seront disponibles en mars 2021. La période officielle d’inscription sera plus tard dans l’année, mais le formulaire sera disponible au blackgirlsgather.wibca.org/accueil.


AB : As-tu déjà senti que tu devais traverser des obstacles parce que tu étais une femme ou une femme noire?


MT : Depuis que je suis jeune, mes parents m’ont toujours dit que je devais être deux fois meilleure que les autres, car je commençais avec un désavantage… étant une femme noire fille d’immigrants. Au secondaire, je devais être la meilleure de ma classe, sinon j’allais être réduite à un stéréotype : par exemple, que les femmes noires sont censées courir vite... Ces attentes ne m’ont toutefois que motivée à performer davantage!


AB : Que te réserve l’avenir? Your next move?


MT : À court terme, décrocher un stage dans le cadre de la Course aux stages (rire). J’aimerais aussi participer à un échange étudiant en 2022 pour mon développement personnel. À long terme, je souhaite que le book club soit renouvelé, qu’il soit toujours coordonné par de jeunes femmes noires et qu’il atteigne une dimension interprovinciale, voire internationale!


AB : Un mot d’encouragement pour les personnes qui hésitent à s’impliquer?


MT : « Go for it! » Cela peut sembler tellement engageant, mais ta perspective change une fois que tu t’embarques. J’ai rencontré plein de personnes qui me supportent et pensent à moi pour toutes sortes d’occasions. Et de voir les retombées positives de mes implications sur ma communauté, c’est extrêmement gratifiant.

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