
Occupation Double : édition politique québécoise 2025
Auteur·e·s
Oulèye Diop
Publié le :
20 novembre 2025
Bienvenue à la 43e saison d’Occupation Double : Assemblée nationale, l’émission où les candidat.es ne cherchent pas à trouver l’amour per se, mais plutôt à gagner des votes, et ce, quels qu’en soient les moyens. Cette année, les candidat.es s’envoleront vers la capitale nationale, où les alliances se font et se défont plus vite qu’un remaniement ministériel.
Comme vous le devinerez, les candidat.es ont du pain sur la planche, car la course vers la couronne est semée d’embûches, de scandales et d’oriflammes aux teintes grisâtres. Gare aux stratégies. À OD, la devise est simple : quand la couronne du Québec est en jeu, tout devient possible !
Chaque semaine, le Québec tout entier devra déterminer lequel ou laquelle des candidat.es se taillera une place en grande finale. Le prix à gagner ? Oubliez les chalets luxueux et les abonnements de gym qui font rêver. Pour cette édition, on vise plus haut, plus fort et plus loin. Sur la carte: le cœur des Québécois et Québécoises et le siège tant convoité de premier.ère ministre y figurent.
Comme vous le devinerez, les candidat.es ont du pain sur la planche, car la course vers la couronne est semée d’embûches, de scandales et d’oriflammes aux teintes grisâtres. Gare aux stratégies. À OD, la devise est simple : quand la couronne du Québec est en jeu, tout devient possible !
Les candidat.es
François : Vétéran de la villa et candidat autoproclamé « l’homme du peuple », il craint la prochaine table d’élimination comme la peste. Peu apprécié des auditeur.trices et de ses pair.es, il patauge depuis quelque temps dans une marée de scandales peu reluisants. Acculé au pied du mur, il sait que son temps est compté, de quoi initier un revirement vers la droite. « La loi et l’ordre », explique-t-il lors de son confessionnal. Il avoue se sentir comme Rocky, prêt à « encaisser les coups bas » face aux critiques des autres candidat.es, tout en promettant de « continuer d'avancer » dans l’espoir de gagner un troisième voyage. Ou plutôt, pardonnez-moi, un troisième mandat au grand dam de tous.tes …
Paul : C’est le joker de cette saison. Rassembleur le jour et populiste à l’heure du souper, il sait jouer le jeu d’OD comme personne d’autre. Depuis la semaine 1, il sait qu’il va se tailler une place en finale, sans toutefois faire l’unanimité auprès des auditeur.trices. Vacillant sur ses positions sociales comme un stratège sans boussole, il est devenu le principal rival de François, car tous deux veulent obtenir le cœur de leur dulcinée. Un véritable prince charmant moderne, il souhaite voir l’élue de son cœur « indépendante », de quoi froisser les plus traditionnalistes. Certains auditeur.trices laissent entendre que s’il n’abandonne pas son projet stratégique, il peut oublier la couronne du Québec, et ce, littéralement, car il court tout droit vers la maison des Exclus.
Ruba : Il s’agit de la Jeanne d’Arc du Québec. Symbole d’espoir et de gauche loyale, elle oscille entre le monde de la politique et celui du militantisme. Armée de son micro et de ses questions virulentes, elle troque volontiers son arc et ses flèches pour quelques minutes d’antenne. Amatrice de spéculations intellectuelles, on lui reproche souvent de planer au-dessus du concret face aux réalités du jeu. De son côté, elle souhaiterait que cette saison soit plus empreinte d’intégrité et de sincérité, car, à ses yeux, toute alliance stratégique est vouée à l’échec. Utopiste dans l’âme, elle a du mal à se faire comprendre des autres candidat.es. Néanmoins, une chose est sûre: son aventure trace la ligne claire entre les joueur.ses d’échecs et les rêveur.ses sincères.
Pablo : Voilà le candidat surprise de cette édition qui rejoint les autres à la suite d’un long séjour à Ottawa… Proclamant à qui veut l’entendre qu’il faut que la villa reste unie, malgré les discordes, il n’hésite pas à se cacher derrière un sourire dont tout le monde devine le calcul politique. Un véritable Ulysse québécois, rusé et stratège, il doit éviter d’être pris dans son propre piège. S’attirant la foudre de ses nombreux détracteur.trices, il jure pourtant que sa traversée n’est pas une trahison, mais simplement un « retour aux sources ». Peu importe, il tente de revenir, convaincu que l’histoire, comme la politique, offre toujours une seconde chance.
Éric : Il est l’enfant terrible de la villa. Maître du coup d’éclat, il transforme chaque souper d’élimination en talk-show improvisé. Se voyant déjà en finale malgré ses désillusions marquées, il demeure persuadé qu’il représente « la vraie voix du Québec » … Ou du moins, celle qui crie le plus fort au confessionnal. Dans la maison, il se distingue par son franc-parler et son mépris incontesté pour les compromis. Il n’advient pas un jour sans qu’il rappelle qu’il n’est « pas là pour plaire, mais pour dire les vraies affaires ». Entre vous et moi, il ne gagnera sûrement pas la finale, mais il aura au moins réussi ce que bien peu de joueur.ses ont accompli: rester dans la conversation, peu importe le sujet.
En somme, qu’on soit à la villa ou à l’Assemblée, le vrai jeu reste le même : séduire, convaincre, et surtout, ne jamais être éliminé des intentions de vote!



