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Mobilisons-nous pour la justice climatique!

Auteur·e·s

Nirmine El Chami, V.P. Pigeon, Comité environnement

Publié le :

22 septembre 2021

Le 24 septembre 2021, le comité environnement demande la levée de cours à l’Université de Montréal afin de permettre à toutes et à tous de prendre part à la manifestation mondiale pour la justice climatique. Il s’agit avant tout d’une manifestation sociétale pour l’avenir qui requiert la participation de la collectivité. Cette levée de cours est un levier symbolique fondamental car elle affirme la position officielle de notre communauté étudiante en faveur de l’action climatique. Toutefois, pour que la levée de cours ait lieu, il faut impérativement récolter le vote favorable de 194 étudiant·e·s lors de l’assemblée générale spéciale de l’AED qui se déroulera le mercredi 22 septembre 2021 à 16 h 15. En outre, pour que la proposition de levée de cours soit adoptée, il faut un quorum de 15 % des membres de l’AED. Nous comptons donc sur votre présence à l’assemblée qui se déroulera virtuellement sur Zoom.

Prépare tes plus belles pancartes, invite le plus d’ami·e·s que tu peux et mets-toi en chemin avec nous vers la justice climatique.

Manifestation mondiale pour le climat
Manifestation mondiale pour le climat

Image: Sylvana Mele

press to zoom
Manifestation mondiale pour le climat
Manifestation mondiale pour le climat

Image: Sylvana Mele

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La lutte contre les changements climatiques ne peut plus être retardée et elle doit être mise au premier plan. Le dernier rapport du GIEC, « Changements climatiques 2021 : les éléments scientifiques », établit le diagnostic actuel de notre planète et est très inquiétant. (1.1) Selon les scientifiques, il sera bientôt impossible de réduire le réchauffement climatique au-dessous de la barre des 2 degrés Celsius. Les causes de ce bilan sont principalement humaines; elles sont caractérisées par la libération des gaz à effet de serre et de carburants comme le méthane depuis l’ère pré-industrielle. (1.2)


Il est urgent pour nos gouvernements de mettre en place un plan d’action qui nous permettra d’éviter ces conséquences irréversibles. La hausse des températures cause déjà une augmentation de la fréquence des sécheresses et de la fonte du pergélisol, des glaciers et de la neige. Si nous ne répondons pas à l’alarme du GIEC et dépassons la limite du réchauffement climatique, les conséquences seraient encore plus désastreuses : pénuries alimentaires massives, inondations, feux de forêt, extinction des récifs coralliens, sécheresse accrue des sols, etc. (1.3)


Le début de la fin peut déjà être constaté avec un réchauffement moyen de seulement 1,1 °C du niveau préindustriel. En effet, cet été, nous avons tous et toutes été témoins des feux de forêt qui ont ravagé l’Australie, l’Afrique centrale, l’est de l’Europe, l’Ouest américain et même l’Arctique, et des inondations massives en Asie et en Europe. À l’ouest du Canada, notamment en Colombie-Britannique, « ​​plus de 1500 feux ont ravagé 7000 kilomètres carrés de forêt [...] dans la région de l’Intérieur ». (2) Les catastrophes sont déjà de plus en plus fréquentes.


Se rallier à la justice sociale?


La lutte contre les changements climatiques est aussi une question d’équité. Les populations et les zones les plus touchées ne pourront pas s’adapter aux changements planétaires et les conséquences leur seront fatales. En effet, à partir de 2030, les changements climatiques vont causer jusqu’à environ 250 000 décès supplémentaires par an dans les pays en développement à cause de la malnutrition, du paludisme, de la diarrhée et du stress thermique selon l’Organisation mondiale de la santé. (3) Les intérêts des populations marginalisées doivent être compris dans notre lutte.


Des solutions?


Si tu as lu jusqu’ici, c’est que tu en es arrivé·e à la même conclusion que moi : notre avenir est en jeu et il faut redéfinir la manière dont nous produisons notre énergie, fabriquons et consommons des biens et services et aménageons nos terres. Nous devons réduire notre production de gaz à effet de serre et transiger vers des approches moins coûteuses pour la planète comme la plantation d'arbres, la séquestration du CO2, etc. L’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C demandera certes des compromis de la part des États, mais offrira en contrepartie l’opportunité de transformer notre système de santé et de créer des emplois de qualité.


Détails sur la marche


Pour toutes ces raisons non-exhaustives, nous t’invitons à venir marcher le 24 septembre à 13 h 00 devant le monument Sir Georges-Étienne Cartier avec des milliers de personnes ayant à cœur l’avenir de notre société. Prépare tes plus belles pancartes, invite le plus d’ami·e·s que tu peux et mets-toi en chemin avec nous vers la justice climatique. La 26e Conférence des parties signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP26) arrive à grands pas (novembre 2021) et notre cri doit parvenir jusqu’aux dirigeant·e·s afin d’influencer les négociations politiques sur l’enjeu climatique. Une coopération internationale sur le changement climatique mondiale est impérative!

Sources citées:


(1.1) GROUPE D’EXPERTS INTERGOUVERNEMENTAL SUR L’ÉVOLUTION DU CLIMAT, Six Assessment Report, en ligne : < https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg1/>


(1.2) Id, p. 51.


(1.3) Id.


(2) Mathieu GOHIER, Changements climatiques : « En Colombie-Britannique, c’est l’enjeu numéro un», en ligne : < https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1817666/changements-climatiques-colombie-britannique-enjeu-feux-incendies-foret >


(3) GOUVERNEMENT DU CANADA, Les changements climatiques dans les pays en développement, en ligne : < https://www.international.gc.ca/world-monde/issues_development-enjeux_developpement/environmental_protection-protection_environnement/climate-climatiques.aspx?lang=fra >