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Les murs ont des oreilles : le pouls de la Faculté en 100 mots ou moins

Auteur·e·s

Eugénie Godin

Publié le :

25 août 2025

L’abolition de la courbe a suscité de nombreuses réactions. En voici quelques-unes, de la part de la communauté étudiante et du corps enseignant :

Normalement, les aberrations qui ont donné mauvaise réputation à la courbe auprès des étudiant.e.s ne devraient pas arriver.

« C’est aberrant comment [l’administration de la Faculté] est constamment à la dernière minute : des horaires d’examens inconnus quand tu t’inscris, des horaires de cours contradictoires et changés moins de 72h avant l’inscription, et maintenant le nouveau barème de notation qui n’est toujours pas dévoilé à moins de 2 semaines de la rentrée. Ça fait très désorganisé et ça manque de transparence… » [commentaire recueilli le 13 août]

- Thierry Charlebois, étudiant en 3e année


« J’aurais aimé avoir connaissance du fait que ce n’était pas courbé avant d'avoir fait mes choix de cours. Je me sens lésé par rapport à ça. Il y a certains profs qui ont des moyennes plus faibles, est-ce que les gens qui prennent ces cours seront désavantagés? C'est une question qui se pose, qui mérite réflexion. »

- Mathias Amari, étudiant de 2e année


« Retirer la courbe, c’est effacer un trait distinctif de la Faculté de Droit de l’Université de Montréal et rompre avec une tradition bien ancrée en Amérique du Nord. Les étudiants qui souhaitent un système sans courbe ont déjà de nombreuses options au Québec, y compris à Montréal. La collaboration existe déjà entre amis et groupes d’étude, elle ne naîtra pas soudainement entre inconnus. La courbe récompense talent, effort et, oui, un peu de chance. Oui, c’est compétitif, mais c’est aussi la réalité du marché du travail. On peut revoir son calcul ou l’aplatir, comme à la Faculté de droit de l’Université McGill, mais l’abolir complètement [est] un changement trop radical. »

- Julian S. Menga, étudiant de 3e année


« La courbe, c’est un outil extraordinaire… à condition d’être bien utilisé. Lorsque nous avons choisi de l’implémenter, nous avions un contexte précis et tangible, nous voulions le faire pour une question d’équité. Normalement, les aberrations qui ont donné mauvaise réputation à la courbe auprès des étudiant.e.s ne devraient pas arriver. Ces situations arrivent parce qu’un garde-fou est tombé quelque part : les professeur.e.s et chargé.e.s de cours ont le devoir d’ajuster la courbe en usant de leur jugement d’évaluation et ne doivent jamais laisser un algorithme faire le travail en entier. Ce qui est proposé par le logiciel de courbe n’a pas à être une finalité. Ma peur est évidemment qu’une table de conversion saute cette étape de jugement pour l’enseignant.e. Une note numérique ne dit pas grand chose sans se donner la peine de regarder la moyenne et l’écart type du groupe — chose que la courbe prenait en compte d’office. La décision semble [cependant] avoir été prise au terme d’un processus sérieux et légitime. Il reste à voir comment elle évoluera. »

- Mireille Beaudet, professeure retraitée et chargée de cours à la Faculté


« Connaissant les étudiant.e.s en droit, ça va quand même chialer dans les corridors et les bureaux. Les futures générations n’auront pas vécu avec la courbe et croiront que c’est trop strict avec la nouvelle réforme. Mark my words ! Malgré tout, je vois la décision d’un bon œil pour les générations futures. Au minimum, le nouveau système aidera à faire en sorte que chacun.e a sa propre note, sans la mentalité malsaine d’essayer de faire en sorte que tes collègues aient une mauvaise note pour que la tienne soit bonne. Ou encore, que dans un cours apprécié de toustes et où tout le monde réussi à décrocher des bonnes notes, il y ait tout de même des personnes qui finissent avec des notes basses, parce que tel est le sacrifice de la courbe. »

- Angel Sun-Veilleux, LL.B. 2025


« [La décision de changer la politique de notation] n‘était pas uniquement une démarche et une décision de politique et de principes, mais une véritable analyse mathématique et scientifique. La conclusion du comité sur la courbe était nuancée, mais il y avait une certaine préférence pour la recommandation du comité de l’abolir. Au printemps dernier, [la Faculté] a organisé une rencontre spéciale pour nous présenter les résultats des travaux du comité. C’était assez impressionnant, toutes les statistiques et les scénarios analysés en profondeur! [Les membres du comité] ont vraiment fait le tour de la question. Ce n’est vraiment pas une décision prise à la légère. »

- Karine Millaire, professeure de droit constitutionnel et autochtone


« La courbe avait mauvaise réputation, elle part pour un nouveau système qui est encore meilleur et mieux adapté aux besoins des étudiants. »

- Tristan-Matthieu Sansregret, VP aux affaires académiques de l’AED


« Mes ami.e.s et moi, on a été soulagés qu'ils aient enlevé la courbe parce qu'on avait seulement entendu des choses négatives dessus. J’avais entendu que ça faisait beaucoup de compétition entre les élèves. Donc on se dit que s’ils enlèvent la courbe, il y a plus de possibilités d'entraide. »

- Kamilia Amri, étudiante de 1ère année


« Je crois que la réforme permettra d’atténuer la compétition et augmenter l’entraide, vu que les notes ne dépendent plus des autres de la classe. Cependant, [il] reste à voir comment le tout sera géré par la Faculté, surtout avec les examens. »

- Laurence Pelletier, étudiante en 3e année


« La tricherie n’arrêtera pas, mais je souhaite que les gens soient plus portés à s’entraider sachant que la note des autres n’a pas d’impact sur la leur. »

- Jonathan Émond, étudiant en 3e année



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