
Les cas de rage en hausse chez les ratons laveurs
Auteur·e·s
Amélie Roy
Publié le :
24 août 2026
Seattle a reçu beaucoup d’attention récemment avec la popularisation médiatique de son raton laveur à l’apparence d’un cryptide, soit le fameux Jimothy. Nouveau symbole d’espoir et de persévérance, ce raton laveur se démarque par sa colonne vertébrale déformée et par la joie qu’il propage sur les réseaux sociaux. Or, pour autant que Jimothy gagne en popularité, Toronto Public Health rappelle à sa population que les ratons laveurs doivent être admirés de loin. En effet, ces animaux sont susceptibles d’être porteurs de la rage, d’où l’importance de préserver une distance sécuritaire.
L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA, ou CFIA en anglais) recense en juin 2025 six cas de rage chez ces animaux, tandis qu’en juin 2026, elle en recense 39.


Le Centre canadien d’hygiène et de sécurité du travail (CCHST)1 décrit la rage comme étant une maladie infectieuse affectant les nerfs des animaux et des humains, causant des lésions au cerveau, provoquant un comportement violent et entraînant la mort. La rage se transmet par contact avec la salive d’un animal infecté, que ce soit par le biais d’une lésion cutanée ou par contact direct avec les muqueuses. Une fois les premiers symptômes apparus, la maladie devient fatale dans la quasi-totalité des cas.
Depuis mars 2026, les cas de rage chez les ratons laveurs sont en hausse au Québec. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA, ou CFIA en anglais) recense en juin 2025 six cas de rage chez ces animaux, tandis qu’en juin 2026, elle en recense 392. Étant donné la dangerosité de la maladie, le questionnement suivant se pose : comment cette hausse des cas de rage affecte-t-elle notre société, et comment aller de l’avant ?
Une importante progression des cas de rage du raton laveur est apparente en Montérégie et en Estrie ; c’est pourquoi le gouvernement du Québec a mis en place son opération de vaccination « capturer-vacciner-relâcher3 ». Au cours de cette opération, des ratons laveurs et des mouffettes sont capturés à l’aide de cages, vaccinés, puis relâchés sur place. De plus, afin d’aider à immuniser ces animaux, le gouvernement intervient par l’épandage aérien d’appâts vaccinaux.
Pour aller de l’avant, il est donc important d’éviter les contacts avec les animaux sauvages ou inconnus, de ne pas les relocaliser et de signaler les ratons laveurs, les mouffettes et les renards agressifs, désorientés ou morts. Pour ce qui est des animaux de compagnie, le gouvernement québécois recommande de les faire vacciner contre la rage. Avec la mobilisation du gouvernement et la collaboration de la population, il serait possible de cibler les foyers de rage et surveiller de près les animaux infectés.
Pour toute question ou pour plus d’informations, nous vous invitons à visiter québec.ca/rageduratonlaveur.
Enfin, cette hausse des cas de rage, bien qu’elle puisse évoquer une crainte chez certain·e·s, ne doit pas non plus mettre un frein aux activités usuelles. En effet, bien qu’il soit important de suivre les conseils gouvernementaux, il n’est pas non plus demandé à la population de se barricader chez elle. Avec les mesures actuelles, il est à noter que le dernier cas de rage détecté chez un être humain au Québec date de l’an 2000. À cet égard, il n’est pas nécessaire de paniquer et de s’imaginer les pires scénarios possibles ; en respectant les conseils gouvernementaux, la sécurité est mise de l’avant et nos amis ratons laveurs sont encadrés.
CCHST (2025). Maladies et lésion – Rage, sur le site CCHST. Consulté le 28 juillet 2026. https://www.cchst.ca/oshanswers/diseases/rabies.html
Gouvernement du Canada (2026). Rabies cases in Canada 2026. Consulté le 28 juillet 2026. https://inspection.canada.ca/en/animal-health/terrestrial-animals/diseases/reportable/rabies/canada/rabies-cases-2026
Gouvernement du Québec (2026). Opérations de surveillance et de contrôle de la rage du raton laveur. Consulté le 28 juillet 2026.