
Le sacerdoce d’une vie
Auteur·e·s
Oulèye Diop
Publié le :
20 novembre 2025
J’aspire à une vie de gaieté et de facilité.
Ferait-ce de moi une fainéante ?
Là où certain.es aspirent à la velléité du pouvoir et du succès,
J’aspire à une vie paisible, dénuée de faux-semblants et d’excès.
Me satisfaire d’une existence vide de sens,
Vide de rêves, de desseins et d’ambitions,
Entre questionnements, doutes et confusion,
Mon âme se meurt à l’idée d’un tel supplice.
Ce n’est guère en tant qu’Infante du Nihilisme que j’admets ces propos,
Mais bien en tant que disciple de ma propre philosophie.
Me satisfaire d’une existence vide de sens,
Vide de rêves, de desseins et d’ambitions,
Entre questionnements, doutes et confusion,
Mon âme se meurt à l’idée d’un tel supplice.
Mon cœur n’a que faire de telles futilités.
Mon âme, elle, comme le fleuve s’en remet à l’océan,
Inévitablement, immanquablement,
Attend qu’on lui insuffle la brise éternelle,
Celle qui saura assouvir sa soif de connaissance,
Et son désir de permanence.
Là où les creux de l’incertitude ne peuvent être comblés,
Les vestiges de mes tourments me poussent à évoluer.
En quête d’un combat improbable, mais gagné d’avance,
Je rôde en attente de la brise qui m’était promise.
À l’éveil des consciences, je confesse et j’admets :
« Est-ce un crime de douter d’un idéal surfait ? »



